‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 42 sur 391 · Collige, virgo, rosas, dutn tlos novus et nova pubes · texte numérisé non relu

Collige, virgo, rosas, dutn tlos novus et nova pubes

Et memor esto aevum sic properare tuum.

Ausone, / dyllion , II, v. 40-41.

Il faut rapprocher de ces vers ceux du Tasse, dans le xvie livre de la Jérusalem délivrée :

Gogliam d amor la rosa ; arniamo or cpiando Esser si puole riamati amando. v. 15— 16 .

00 LA IIOSE DANS l’aNTIQUITÉ

Ainsi que de la fragilité et de la beauté, la rose fut aussi l’emblème de l’innocence virginale et de la pudeur rougissante ; la grâce qui la pare, sa fraîcheur si délicate, son doux incarnat, la prédestinaient à ce nouveau rôle. Mais là on la rencontre avec une autre fleur, originaire du plateau de l’Iran1, comme elle importée en Occident, et qui, comme elle aussi, a eu le rare privilège de fournir aux poètes les comparaisons les plus diverses : le lis blanc. Il est, coïncidence qui n’a rien de fortuit, fait mention pour la première fois de cette plante nouvelle avec la rose, dans l’hymne à Déméter2; c’est une des fleurs « belles à voir » que Perséphone cueille avec ses « douces compagnes » dans la prairie idéale décrite par le poète. Depuis lors on trouve la rose et le lis constamment réunis dans les chants des poètes grecs et latins 3, comme dans les

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