V. Hehn, Kulturpflanzen, p
2. Voir plus haut, p. 12. On lit dans les Géoponiques, lib. XI, cap. 19, que le lis doit sa naissance au lait tombé sur terre, quand Junon allaita Hercule ; cette légende, toute d'origine grecque qu’elle est, semble bien indiquer l’origine lointaine du lis.
3. Claudien par exemple fait en même temps naître des lis et des roses, sous les pas de la reine Serena.
quameumque per herbam Reptarcs, fluxere rosac, candentia nasci Lilia. Laits Screnac rcginac, v. 89-91.
jardins, dont ces fleurs étaient l’une et l’autre l’ornement \
Le contraste si doux offert par la couleur differente des deux fleurs frappa les Anciens ; ils virent dans la blancheur du lis l’image du teint immaculé de la vierge, dans la rose celle de l’incarnat de ses joues ou de la rougeur provoquée sur son front par la pudeur émue ou offensée. Virgile, voulant peindre l’ardente rougeur répandue sur le visage enflammé de Lavinie :
Comme rougissent les blancs lis, mêlés aux roses, dit-il1 2, ainsi éclataient les feux sur le visage de la jeune fille.
Et Ovide, parlant de la honte qui couvrait les joues coupables de sa maîtresse :
Tels, remarque-t-il3 4, brillent les roses au milieu des lis qui les entourent b
1. C'est ainsi que clans le jardin du bouvier de Danlinis et Chloé se trouvent, au printemps, des roses et dos lis : vjpoç, pooa (xat) -/.piva. Longus, Pastoralium lib. Il, 3.
2. mixta rubent ubi lilia multa Alba rosis, taies virgo dabat ore colores.
Aeneidos lib. XII, v. 68-69.