Pingunt purpureos candentia lilia flores
Namque hic per frondes redolentia lilia splendent,
Ilic rosa cum violis, hic omnis gralia florum...
Tu lectum consterne rosis, tu serta parato,
Et roseis crinem nodis subnecte decenler..,
Lilia cum roseis supponil candida sertis.
Le concubitu Marti s et Veneris, v. 38, 41-42. 53-54 et 111. (Anth. latiria, vol. I. p. 171-172.)
couronnes de roses retiennent sa chevelure et c’est au milieu des lis et des roses qu’elle reçoit son farouche vainqueur. Dans la description qu’il a faite des amours des mêmes divinités 1, Claudien pare le seuil de Vénus de branches de myrte et couvre de fleurs de roses sa couche que voile la pourpre nuptiale. Et aux noces d’Orphée2, il fait apporter par les colombes de Vénus des guirlandes faites de roses dérobées dans le jardin même de la déesse.
L’auteur du Pervigiliutn Ve ne ris, cette description affectée de la fête du printemps et de l’amour, va jusqu’à dire 3 que « chaque matin les jeunes vierges, par l’ordre de Vénus, se marient aux roses». Cueillir des roses, en tresser des couronnes, en effet, comme on le voit par un passage d’Aristophane4, était un signe qu’on était épris d’amour.
Consacrée à Bacchus, comme à Vénus, la rose fut
1. Festa frondentia myrto Limina cinguntur, roseisquc cubilia surgunt Floribus et thalamum dotalis purpura vclat.
Magnes, v. 28-30. (Opéra, XLVII.)