‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 47 sur 391 · LA ROSE DANS I.’ ANTIQUITE · texte numérisé non relu

LA ROSE DANS I.’ ANTIQUITE

le symbole et la compagne de la joie qui règne dans les banquets, comme elle était l’emblème de l’amour. C’est pour cette raison qu’on donnait à Cornus, personnification de la gaîté des festins, une couronne de roses1 2 3. La rose était considérée comme l’emblème de l’allégresse ; sa présence seule en était la marque et le symbole, comme son absence était un signe de tristesse. « Que soudain les sommets des Alpes se couvrent de roses », s’écrie Claudien5, conviant l’univers entier à célébrer les noces d’IIonorius. Pour nous peindre, au contraire, le deuil qui s’étendit sur la nature au moment de l’enlèvement de Proserpine, le même poète nous dira que « les roses meurent et les lis dépérissent » \ Et présage du malheur qui va frapper le fils de Pélops, Sénèque fait dire h Thyeste que « les couronnes de roses sont d’elles-mêmes tombées de sa tête » 4.

Emblème de la joie et compagne du plaisir, la rose — la transition était naturelle — devint le signe et la marque de la mollesse. Pour donner une idée de la fermeté stoïque de Régulus, Cicéron dit que « la vertu le proclame plus heureux que Thorius »,

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