Yernae capiti fluxere rosac
Thyestcs, acte V, scène 2. v. 948.
— un célèbre voluptueux de Rome — , « vidant sa coupe sur un lit de roses1 ». Et, dans Claudien, Honorius ne croit pas pouvoir mieux montrer à ses soldats à quel point le tyran Gildon était efféminé qu’en le leur représentant « marchant couronné de roses et oint de parfums 2 ». Malgré cette attribution, si éloignée du caractère auguste et sacré qu’elle avait à l’origine, la rose conserva toujours la signification symbolique la plus haute et la plus grave. Dès longtemps elle était devenue la marque et le symbole du mérite ou d’une supériorité reconnue. Sappho dit à une femme ignorante qu elle mourra oubliée parce que les roses de Piérie ne lui ont pas ceint le front.3. Dans les Chevaliers, Cléon promet au peuple qu’il régnera couronné de roses sur toute la contrée4. La reine des fleurs servit de récompense aux vainqueurs dans les luttes poétiques, aussi bien que dans les combats sanglants de la guerre.
1 . Clarnat virtus beatiorem fuisse quam potantem in rosa Thorium. De fini bus, lib. II, cap. 20.