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Aristophane, Equités, v. 965-66.
LA ROSE DANS l’aNTIQÜITÉ
Contraste qui pourrait surprendre, si les divinités auxquelles elle était consacrée n’avaient pas présidé à la mort ainsi qu’aux plaisirs de la vie: de symbole de joie et d’amour la reine des fleurs, avec le lis et les violettes, devint aussi un emblème funéraire. De bonne heure, hommage pieux qu’on rendait à des êtres chers, on orna de fleurs les tombeaux. Créon défend sous peine de mort de couronner de fleurs et d’ensevelir le corps de son ennemi Polynice ’, qu’il poursuit de sa haine jusque dans la mort. Dans Electre au contraire, Chrysothémis reconnaît rapproche d’Oreste aux guirlandes de fleurs dont elle voit ornée la tombe paternelle.
Lorsque, dans la vision qui montre à Enée toute sa postérité, le guerrier apprend que Marcellus est voué par les destins à une mort prématurée, il demande des lis et des roses pour les répandre, vain et dernier hommage, sur les mânes de son petit-fils1 2 3.
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Euripide, Phoenissae, v. 1632-33.