‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 53 sur 391 · Ambigeres, raperetne rosis Aurora ruborcm · texte numérisé non relu

Ambigeres, raperetne rosis Aurora ruborcm

An daret ; et flores tingeret orta dies.

Ros unus, color unus, et unum mane duorum Sideris et floris, nam domina una Venus.

Forsan et unus odor : sed celsior illc per auras Difllatur : spirat proximus iste magis.

Communis Paphie Dca sideris, et Dca floris,

Praccipit unius muricis esse habitum.

LA IlOSE DANS LES LEGENDES ET DANS LA POESIE. 73

des poètes anciens ; ils lui ont aussi emprunté les plus charmantes comparaisons. Quand les dieux ou leurs favoris parlent ou sourient, un parfum de roses s’exhale de leur bouche 1 ; s’ils agitent leur chevelure, il en tombe des roses2; des roses aussi naissent partout où ils portent leurs pas3.

Dans la langue des poètes, remarque le pseudo- Anacréon4, l'Aurore a des doigts de rose, les Nymphes des bras de rose, Vénus un teint de rose.

Ce n’était là que la constatation de ce cru’on trouvait dans la réalité. Homère et Hésiode nous montrent l’Aurore ouvrant de ses doigts de rose les portes du matin. Théocrite a recours à la même figure poil" décrire le lever du jour :

Les coursiers de l'Aurore aux bras de rose, dit-il “, s'élancent dans le ciel, la ramenant de l’Océan.

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