‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 6 sur 391 · Flora classica, p · texte numérisé non relu

Flora classica, p

2. Franz Wœnig, Die Pflatizen im alten Aegypten. Leipzig, 1886, in-8, p. 18.

3. C’est par erreur que Schleiden, Die Dose, p. 18, dit qu on la trouve mentionnée dans d'anciens hiéroglyphes.

ESPÈCES DE ROSES CONNUES DES ANCIENS

Les anciens Hébreux ne la connurent pas davantage ; c’est par une erreur de traduction qu’on a cru la trouver dans le Cantique des Cantiques et dans Osée1 2 3 4; la Sagesse8 et le « livre de Jésus, fils de Sidrach8 », — l’Ecclésiastique, — de beaucoup postérieurs à la captivité de Babylone, sont les premiers écrits des Juifs qui en parlent; c’est là qu’elle est mentionnée tout d’abord, ainsi qu’elle le sera plus tard dans la littérature talmudique*.

On ne voit pas de rose sur les monuments assyriens, où sont représentés tant d’arbres et d’arbustes indigènes, pas plus que sur les monuments pharaoniques ; il est dès lors plus que vraisemblable que cette fleur n’était point cultivée dans l’ancienne Mésopotamie, et que les espèces sauvages qu’on rencontre dans le haut bassin du Tigre ou de l’Euphrate ne furent jamais revêtues d’aucun caractère sacré.

La rose n’apparaît pas non plus dans les Védas 5 *,

1. Chap. II, v. 12 et chap. XIV, v. 5. Le mot Shoshanah, que Luther, entre autres a traduit par « rose », signifie « lis » — le y.pivov des Septante — et désigne probablement le Lilium chalcedonicum L. ou bulbiferum L. Dioscoride indique le mot sousan comme le nom syrien du lis. V. Hehn, Kulturpflanzcn, p. 203. Deutsche Rundschau. Juli, 1890, p. 42.

Page 1