qualem roseis nuper convallibus Idennae Suspexere Deae
De raptu Proserpinae , III, v. 85. (Opéra. XXXM.) roseis formosus Duria ripis.
Laits Serenae, v. 72. (Opéra. XXIX)
LA ItOSK DANS LES LEGENDES ET DANS LA POESIE. 81
des serpents1. Il y a eu sans doute quelque chose de conventionnel et de factice dans l’emploi ainsi généralisé de cette expression, et elle a cessé dès lors d’être un témoignage toujours manifeste de l’importance prise par la reine des fleurs dans la vie des Grecs et des Romains. Il n’en est pas de même de la place qu’occupe la rose dans quelques-unes des plus belles descriptions des poètes anciens, ni des images gracieuses qu’elle leur a fournies. Une fleur aussi admirée et recherchée a pu seule les inspirer.
Pindare, par exemple, dit des ancêtres de Mélissos qu’ils « brillèrent comme la terre émaillée des fleurs pourpres de la rose2 3.»
Celui à qui Cypris n’a point donné un baiser ne sait point quelles fleurs sont les' roses, dit la locrienne Nossis'*.
De douleur mon visage rougit, comme la rose sous la rosée,
s’écrie Théocrite4. Pour peindre Adonis au moment d’expirer et perdant ses forces et sa couleur, Bion