‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 66 sur 391 · Liber, in aeterna vivere digne rosa · texte numérisé non relu

Liber, in aeterna vivere digne rosa

cingant florea serta caput.

Epigvam. lib. VIII, 77, v. 2-4.

Personne, remarque Sénèque', ne s’exerce à ce que, en cas de nécessité, il couche tranquillement sur des roses,

donnant à entendre qu’il n’est point besoin d’apprendre à vivre dans la mollesse et l’oisiveté.

Ce que tu me dis est pour moi des roses1,

réplique l’injuste au Juste qui l’injurie dans les Nuées d’Aristophane, ce qui est l’équivalent de « tu me dis des choses agréables ».

Ici le mot rose est pris dans un sens métaphorique ; on le retrouve avec sa signification ordinaire dans plusieurs locutions proverbiales tirées de la nature et des qualités de cette fleur ou de l’arbuste qui la porte. Ainsi dans Théocrite :

Il ne faut pas comparer aux roses la fleur de l'églantier ou les anémones 3,

pour indiquer qu’on ne doit pas mettre en parallèle des choses de valeur inégale.

L’oignon ne produit ni roses, ni hyacinthes 6,

1. Nemo disçit ut, si necesse fuerit, aequo animo in rosa jaceat Epistola XXXVI, 9.

2. po'ôa [a. ’ el'pujxaç. Nu lies, v. 910. — ’Avti toü. suo: xi j~o aou £tpr]|j.£va poSa iaxt. Scholia graeca in Aristophanom . Parisiis, 1843, in-8, p. 120.

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