CHAPITRE IV
Si la rose occupe une place considérable dans la poésie des Grecs et des Romains, elle en occupait une non moins grande dans leurs usages: «qui pourrait se faire sans la rose? » dit le pseudo-Anacréon1 ; rien de plus vrai ; il n’est pas un acte de la vie des Anciens auquel cette fleur n’ait été associée ; elle les accompagnait pendant leur existence tout entière et jusque au delà du tombeau. Sa beauté, son parfum, les propriétés qu’on lui attribuait, expliquent sans doute ce rôle immense de la rose dans les usages, comme dans les légendes et la poésie des Grecs et des Romains, il tient aussi à la place que. dès les temps les plus reculés, les fleurs prirent dans la vie de ces peuples ; c’est sous forme de couronnes qu’ils s’en servaient le plus souvent2.