‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 69 sur 391 · Ti 8’ ...8îya poSou yivon’ ôév · texte numérisé non relu

Ti 8’ ...8îya poSou yivon’ ôév

Ode LIII (51), v. 19.

2. Voir sur l’emploi des couronnes chez les anciens le livre curieux de Carlo Pasquali (Paschalius) : Coronae , opus ... distinctum X libris , quibus res omnis coronaria e priscorum erula et collecta monumentis continctur. Parisiis, lfilO. in— 4 de 730 pages.

On attribuait à Janus, preuve de leur haute antiquité, l’invention des couronnes Les plus anciens poètes lyriques de la Grèce du moins, Âlcée, Sappho, Simonide, Anacréon, etc., en mentionnent l’emploi1 2 * *. Aristophane parle, dans une de ses comédies ;J, de jeunes filles qui gagnaient leur vie en tressant des couronnes. Au siècle suivant, le poète Euboulos donna à une de ses pièces le titre de « la Marchande de couronnes »*. La bouquetière Glycère, au rapport de Pline5, inventa, vers la centième Olympiade (380 av. J. C.), Part de les varier par une heureuse combinaison de fleurs, qui en relevait la couleur et le parfum.

Les renseignements détaillés que tant d’écrivains, depuis Théophraste6 * jusqu’à Athénée', ont donnés sur la composition des couronnes sont une preuve du prix qu’y attachaient les Grecs ; elles n’avaient pas moins d’importance aux yeux des Romains ; mais l’emploi en était chez eux soumis à une règlementation sévère8: ils en firent usage dès les pre-

1 Athénée, Deipnosoph. lit. XV, cap. 46 (692).

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