Athénce, Deipnosoph. lib. XV, cap
l’Ida1 2. Suivant Pline, c’est Bacchus qui, le premier de tous, se serait ceint le front d’une couronne de lierre s. Les couronnes aussi étaient agréables aux Dieux ; « ils se détournent, dit Sappho, de ceux qui n’en portent pas. » Et le poète Chérémion les appelait les cc messagères des vœux » des mortels3 ; « les Prières, fait-il dire à l’un de ses personnages 4, les placent devant les Dieux, comme expression de nos hommages ».
Les couronnes prenaient aussi place dans toutes les cérémonies religieuses. Les statues et les temples des Dieux en étaient ornés. Pausanias rapporte qu’il ne lui fut pas possible de distinguer la statue d’Ino dans le temple de cette déesse près de Thalamé, en Messénie 5 6, tant, elle était chargée de guirlandes. Les sacrificateurs ne se présentaient à l’autel que couronnés de fleurs ou de feuillages ; les victimes elles-mêmes y étaient conduites parées de guirlandes®. Dans les fctes données en l’honneur de la fondation
1. « Ferunl primum omnium Liberum patrem imposuisse capiti ex hedera. » Ilist. natur. lib. XVI, cap. 4.
2. EuavOsoc yap né'ksna.i /où Xaptxeç pot/aipa paXXov 7ïpOTs'p7)v, àatstpavüjtoiai 5' in uaxpE'povTat.
Athénée, op. laud., lib. XV, cap. 16 (674).