‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 74 sur 391 · Ergo cum primum, magnas invecta per urbes · texte numérisé non relu

Ergo cum primum, magnas invecta per urbes

Munificat tacila mortalis muta salute...

Largifica stipe ditanles, ninguntque rosarum Floribus. De natura verum} lib. II, v. 624-28.

LA JtOSE DANS I,’ ANTIQUITÉ.

do Y Aigrette rappelle dans ses vers' les roses dont il jonche le seuil des Muses.

Dans les Métamorphoses d’Apulée, Lucius parle des guirlandes de roses toutes fraîches qui ornaient la statue de la déesse Epone et qu’il s’efforça en vain d’atteindre 1 2. Aux fêtes de la Dca Dia, déesse de la terre et des champs, identique avec Tellus et Gérés, dans la seconde moitié de mai, les frères Arvales faisaient sur son autel une offrande de pains couronnés de lauriers et de roses, et quand, après le festin, ils se séparaient en prononçant le mot de bon augure féliciter , les serviteurs enlevaient les restes du repas et les partageaient avec les roses entre les assistants 3.

Les roses prenaient place en particulier dans les fêtes de Flore, la déesse qui les fait naître ; parmi les réjouissances dont elles se composaient figurait une course où l’on portait des roses et dont la rapidité était comme l’emblème de la fragilité de ces fleurs charmantes4. Les roses servaient aussi sans doute à orner les lares domestiques et publics, qu’on parait, dans toutes les circonstances solen-

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