‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 79 sur 391 · Dcipnosoph. lib. XV, cap · texte numérisé non relu

Dcipnosoph. lib. XV, cap

l.A IlOS B DANS l’antiquité.

faux-narcissc, la violette, l’anémone, l’asphodèle, I hyacinthe, Tache, ainsi que la menthe sauvage, h; serpolet et la marjolaine. PoIIux' mentionne aussi le crocus et le lotus; mais, ainsi que Pline *, il met la rose au premier rang des fleurs à couronnes.

La coutume de porter des couronnes dans les festins remonte à une époque reculée ; en Grèce on la connaissait bien avant la guerre du Péloponèse. A Rome, on se servait déjà de couronnes au temps de la seconde guerre punique ; mais on ne pouvait avec elles se montrer en public. Pline raconte ; que le banquier Lucius Fulvius, qui vivait à cette époque, accusé d’avoir, pendant le jour, regardé de son balcon dans le forum, en ayant une couronne de roses sur la tète, fut jeté en prison par ordre du sénat. Cette sévérité ne devait pas durer, et le relâchement des mœurs contribua rapidement à répandre l’usage des couronnes dans la vie ordinaire. A Athènes, on vit de jeunes voluptueux en porter en plein jour et se rendre avec elles dans les écoles des philosophes 4. On trouve à chaque instant, chez les poètes anacréontiques de la Grèce et de Rome, la preuve de ce luxe croissant des couronnes dans les banquets et de la place nécessaire qu’y occupait la reine des fleurs.

Associons à Bacchus la rose dédiée aux Amours, dit

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