‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 82 sur 391 · Eia age pampineo fessus rcquiesce sub umbra · texte numérisé non relu

Eia age pampineo fessus rcquiesce sub umbra

Et gravidum roseo nectc caput slrophio. v. 31-32.

nouer sur sa tête appesantie une couronne de roses.

Comme Horace, Martial représente son ami Flaccus1 couché sur un gazon émaillé de fleurs, près d’un ruisseau limpide, buvant, loin des fâcheux et le front couronné des fleurs empourprées de la rose, son vin frappé de glace. Une seule couronne, ni une couronne ordinaire ne suffit même plus à l’adulateur de Domitien, il lui en faut plusieurs et qui soient faites de pétales de roses cousus ensemble ( suti/es ).

Que dix fois, dit-il à son favori Calocissus 2 3, les pétales assemblés de la rose serrent nos tempes, autant de fois que le nom de celui qui a élevé un temple à son illustre famille compte de lettres !

Si, par adulation, Martial exagère ici, il n’en est pas moins vrai que l’iisage de porter plusieurs couronnes, et des couronnes faites de pétales cousus ensemble, était connu depuis longtemps. Ovide fait allusion à ces dernières , Pline en parle aussi i. Anacréon recommande déjà aux convives d’avoir

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