‹ La rose dans l'antiquité et au moyen âgeChapitre 83 sur 391 · Ilist. natur. lib. XXI, cap · texte numérisé non relu

Ilist. natur. lib. XXI, cap

LA ItOSK DANS l’aNTIQUITÉ.

trois couronnes, deux de roses, la troisième naucratitc, c’est-à-dire de myrte1. Le plus souvent on en portait deux, ordinairement de composition différente, l’une autour du front, la seconde, I’hvpothémis, autour du cou. Les couronnes ne se portaient pas d’ailleurs pendant toute la durée du festin ; c’était, vers la fin du repas, quand on servait les vins fins, qu’on les présentait aux convives avec les parfums 2 ; elles étaient ainsi les compagnes de l’ivresse ; « la rose régnait, suivant l’expression de Martial3, lorsque Bacchus était dans toute son effervescence ».

Les convives, d’ailleurs, n’avaient pas seuls des couronnes, les esclaves aussi en portaient ; l’on en ornait jusqu’aux mets et aux coupes, en même temps que les murs de la salle du banquet étaient garnis de guirlandes de feuillage ou de roses. On ne s’en

tint pas là ; on alla jusqu’à répandre des roses effeuillées ( rosae solutae ) sur la table et même sur le pavé de la salle du banquet. Dans la description brillante et gracieuse qu’il a faite des festins qui accompagnaient les fêtes de Flore4, Ovide n’a oublié

1. Sxetpâvou; S’àvrjp toeÎç sxaa-oç eî'/ev, xoùç fj-èv poSivou;, xov oè vauxpa-'Tïjv.

Fragm. XV. Ed. Gail.

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