Flavius Yopiscus, Carinus , cap. 17. (Ibid
les fêtes de Bacchus au printemps1. Les soldats victorieux s’en paraient en revenant du combat ; on en attachait des guirlandes h la proue du vaisseau qui rentrait heureusement dans le port2. On jetait aussi des roses sur le char3 et sous les pas des grands. Lorsque, quarante jours après sa victoire, Vitellius alla visiter le champ d/» bataille de Bédriac encore couvert des cadavres mutilés et en putréfaction des soldats d’Othon4 5, les habitants de Crémone, par une honteuse et horrible flatterie, jonchèrent de branches de laurier et de roses le chemin qu’il devait parcourir.
Mais la rose servait surtout à honorer la mémoire des morts. Elle prenait place au premier rang parmi les fleurs dont on entourait les monuments funèbres :
Grimpe doucement, ô lierre, sur le tombeau de Sophocle, s’écrie Simmias 6, et que tout autour s’y épanouisse la fleur de la rose.
1. Lenormanl, art. Bacchus, dans 1 q Dictionnnaire des Antiquités.