Symposiaca, lib . Vit, probl. VIII
124 LA II OS li dans l’antiquité.
envoya à Antalcidas une couronne faite de (leurs de rose et de safran, sur lesquelles on avait répandu des parfums, ce qui, remarque l’écrivain grec, avait outrageusement détruit la beauté naturelle de ces fleurs.
Des faits non moins probants, mais contemporains de la domination hellénique, nous apprennent quela rose était cultivée et employée comme ornement en Syrie et en Judée, ainsi qu’en Grèce. Elle y était alors si connue que l’auteur de V Ecclésiastique, Jésus fds de Sirach, qui vivait vraisemblablement au second siècle avant notre ère1, lui emprunte, comme les écrivains de la Grèce et de Rome, de nombreuses comparaisons :
Je m'élevai1, dit-il, comme le palmier sur le rivage, comme les rosiers de Jéricho.
Écoutez-moi 2, vous qui êtes pieux, et croissez comme les rosiers plantés au bord des eaux.
Il a paru3 4 comme l’arc-en-ciel qui brille dans les nuées lumineuses et comme les roses du printemps, comme les lis qui croissent près d’une source jaillissante.
1. Éd. Rcuss, La Bible. Ancien Testament, 6e partie. Paris, 1878, in-8, p. 337.