CALICE
Le Codex de 1758 mentionne pour la rose rouge et pour la rose pâle, une eau distillée, préparée à partir des parties vertes de la Îleur, c’est-à-dire du calice : « Fit aqua stillatitia ex calycibus ».
DE CHESNEL, dans son « Histoire de la Rose », parle de
« l'emploi du calice et de ses vertus astringentes » (36).
(33) Cité par FOURNIER, Plantes Médicinales, 353. (34) PLINE, II, 62.
(35) LEMERY, Dict. des Drogues, 750.
(36) DE CHESNEL, La Rose. 252.
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ETAMINES, ANTHÈNE ET POLLEN
Les étamines, parfois très nombreuses au cœur de la fleur, surmontées de leur anthère, renfermant le pollen, sont signalées par certains thérapeutes qui leur attribuaient des propriétés différentes, « car les petitz boutons, qui sont à la cime des filetz jaunes, sont d’une qualité, et les filetz d’une autre » (37).
Ces derniers, selon Mattiole, « restreignent et arrestent toutes défluxions qui tombent sur les gencives », et selon Pline, « ils'servent grandement, quand les femmes ont trop grande abondance de îleur ».
Mais pratiquement, ce sont les mêmes propriétés qui sont attribuées aux difiérentes parties de l’étamine. Lémery écrit : « les petits Corps jaunes qui se trouvent au milieu de la rose, sont appelés anthéra ; ils fortilient les gencives, on les emploie dans les dentriliques » (38).
Le XVIII" siècle voyait dans le pollen un soufre végétal volatilisé (Wedelius et Hagendorn), soufre auquel ces auteurs attribüaient de nombreuses vertus (39). Guillermeau (40), dans son « Hist. Nat. de la Rose » (1800), signale ses propriétés cordiales, et de Chesnel ajoute qu'il est « astringent ».
On usait également des anthères desséchées pour les dentifrices qui resserraient les gencives (40).