‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 18 sur 56 · NO AES · texte numérisé non relu

NO AES

. ASUS : * . DE rosier pulvérisée. Mais c’est là un emploi ne touchant que d’assez loin la médecine (58).

BAUDOT raconte dans ses « Essais Antihydrophobiques », qu’il a été appelé auprès d’un de ses malades à Sancène, et que celui-ci avait auparavant « mangé l’omelette faite avec la racine d'églantier, remède si vanté et si infidèle » (59).

ECORCE

Il n’est pas jusqu'à l'écorce du rosier sauvage qui n'ait été employée en thérapeutique.

On lui attribuait les mêmes propriétés qu'aux racines de rosier, c’est-à-dire qu’on la considérait comme spécifique de la rage. Quelques auteurs précisaient même que cette vertu était surtout le propre de l'écorce moyenne de cet arbrisseau.

Voici une recette d’un médicament contre la rage utilisé dans l'Yonne au milieu du XVIH”° siècle : « rue, paquette commune, poireaux, une poignée de la seconde peau d’églantier d’un jet ou deux, et du plus tendre », 6 gousses d'ail, 10 ou 12 fentes de poule des plus blanches, le tout pilé avec du vinaigre et du sel (60).

BEDEGUAR

Le Bédéguar est le galbe que forme, sur les feuilles comme aussi sur la tige ou le fruit de l’églantier, la piqûre du Cynips rosae. Cette excroissance morbide de contexture spongieuse, rougeître, ne pouvait manquer d’attirer l'attention de nos anciens thérapeutes. Aussi la trouverons-nous très souvent décrite sous les noms de bédéguar, éponge d’églantier, pomme mousseuse, etc...

La croyance populaire accordait au Bédéguar, sans doute à cause de cette provenance bizarre, une vertu miraculeuse : on croyait fermement qu’un homme plongé dans le sommeil, sous la tête duquel on plaçait cette excroissance, ne se réveillait point qu'on ne l'ait enlevé (JORET, « La Rose », 475).

Elle contient « beaucoup de sel essentiel et d'huile »,-nous apprend Lémery (61) qui la donne « propre pour la fièvre, pour le scorbut, pour exciter l’urine, pour la goette (62), pour les vers »,

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