‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 21 sur 56 · INFUSION ASTRINGENTE · texte numérisé non relu

INFUSION ASTRINGENTE

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Astringent, conseillé dans les cas de diarrhées et d’hémorrhagies.

Si la tisane de roses rouges est employée pour ses propriétés astringentes, celle de- roses musquées est reconnue comme laxative : « en Provence et dans les pays chauds, où ces fleurs ont plus d’odeur », écrit M. BUC'HOZ, « trois ou quatre en infusion ou en conserve, purgent avec force et violence ». Et il ajoute : « il faudra donc les réserver aux personnes robustes et les faire bouillir dans du lait pour en modérer l’action » (5).

C’est également l'opinion de Guillermeau qui invite à être toujours très circonspect sur l'usage de ces roses musquées dont « deux pincées de pétales, infusées dans un bouillon de veau, font autant que la plus forte médecine », et il rapporte l'opinion d’Amatus Lusitanus qui assure « qu’une dame romaine qui se purgea avec ces Îleurs, faillit en mourir » (6).

Mattiole est moins alarmant lorsqu'il écrit : « les médecins content (comptent) entre les médecines bénites, l'infusion des roses dont on fait le cirot solutif, parce qu’elles laschent le ventre et purge la colère, sans fascherie, ni aucun détriment ».

(4) JOURDAN, Pharmacopée Universelle ou Consmectus des Pharmacopées, 1828. 3

(5) BUC’HOZ, Dissert. sur les Rosess 1781.

(6) GUILLERMEAU, Hist. Nat. de la Rose (1800), 171.

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