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Actuellement, on emploie encore l’infusion de roses rouges pour l'usage interne, à raison de 10 à 20 grammes de pétales par litre d’eau, à la dose de « une tasse avant les principaux repas », contre les écoulements muqueux chroniques, les catarrhes, ie diarrhées chroniques, les leucorrhées, les pertes utérines, les hémoptysies (Dujardin-Beaumetz, Yvon, Cazin, Leclerc, Fournier, etc.….).
Mais c’est surtout pour l'usage externe que les propriétés astringentes de l’infusion de roses dans l’eau ou dans le vin, sont mises à profit sous forme de lotions, gargarismes, injections, collyres, etc.
« Injections ou fomentations vineuses avec les roses rouges :
ROSES DE PROVINS RP RTE 60 grammes VIN'ROUGÉ EST EN ANR TEL TR EEE 1.000 grammes
Laissez infuser pendant une heure, passez avec expression. On ajoute souvent 50 à 100 grammes d’alcool (Bouchardat et Rathéry) « Formulaire Magistral, 1920 ».
L’infusion de cynorrhodons est employée à la dose de 50 grammes par litre environ, comme astringente et comme antiscorbutique. D’après V. de BOMARE, les hydropiques sont guéris par l'usage d’une « ptisanne » faite avec les fruits du cynorrhodon.
DECOCTION DE ROSES
Définition : C’est le produit obtenu par contact plus où moins prolongé de roses desséchées avec un liquide bouillant.
Amatus Lusitanus, qui enseigna la médecine à Ferrare et à Ancône, aux alentours de 1550, prescrit dans les cas « d’aphtes avec fièvre » (stomatite ulcéro-membraneuse sans doute), dès bains de bouche avec « une décoction de roses rouges, de myrtilles auxquelles on ajoute 1/2 drachme d’alun » (7).
Cent ans plus tard, le gynécologue Antoine PETIT (1722-1794) . soigne les déchirures du périnée par des lavages avec décoctions de roses de Provins, puis les panse avec un mélange d'huile de térébenthine et de jaune d’œuf (8).
Lémery signale les propriétés astringentes de la décoction de roses rouges (9), que l’on peut obtenir également avec les onglets de ces mêmes roses.
On se servait encore récemment de décoctions de roses pour se laver les veux. Mais c’est surtout bouillies dans du gros vin rouge que les feuilles de roses rouges étaient employées en cataplasmes astringents et résolutifs, pour soigner les entorses des pieds et des mains, les meurtrissures, et pour arrêter les pertes de sang (10).
Quand on prescrit des fleurs de roses aux animaux, c’est pour l'ordinaire en décoction, à la dose d’une poignée dans 1 livre 1/2 d’eau. |
(7) FIESSINGER, Ch. Thérapeutique des Vieux Maîtres, 82. (8) FIESSINGER, Ch. Thérapeutique des Vieux Maîtres, 266. (9) LEMERY, Dict. des Drogues, 750.
(10) BUC’HOZ, Dissert. sur les Roses, 1781.