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A côté des emplois déjà cités, en voici quelques autres glanés au cours des siècles où l’on trouve l'huile rosat employée seule ou en synergie ou comme excipient, et montrant les infinies propriétés qu’on lui attribuait.
« La moelle de veau, incorporée avec l'huile rosat et un œufî est souveraine à mollifier la dureté des paupières » (PLINE, Livre XXVIIE, ch. XI, p. 319).
« La graisse de lyon est souveraine aux fièvres quotidiennes avec l'huile rosat » (id.).
« Les fleurs et tendrons d’agnus castus, incorporez en huile rosat, guérissent les douleurs de teste causées par trop boire »
(PLINE, XXII, Ch. IX).
Voici ce qu’en dit Dioscoride dans son premier livre des Simples : « cest huyle est astrictif et réfrigératii ; et est bon aux fomentations et emplastres. Prins en breuvage, il lache le ventre et esteint les ardeurs de l’estomach. Il comble et remplit les ulcères enîlez, facheux, et malaysez à guérir. Il est bon à la male tigne, aux ulcères de la teste qui fluent et rendent apostume et aux ampoules chaudes qui y surviennent. On l’applique contre la douleur de teste et est bon au mal des dents, si on s’en lave la bouche, au commencement du mal. Oint, il sert grandement aux duresses des paupières. Prins en clystère, il est bon avec ulcères des parties inférieures et aux démangeaisons de lamarris » (77).
Alexandre Piémontois nous confie ce secret « pour guérir la douleur d'estomac et les vomissements » dans lequel entre l'huile de roses et la rose : « Prens huile de coins et huile rosat, de chacun 1 once ; 1/2 once de corail rouge et de roses rouges, noi muscate
1 dragme » (78).
DE REBECQUE, chirurgien, emploie Fhuile rosat comme onguent dans la gale, la lèpre, comme cicatricant dans le pansement des playes, de même que Ambroise PARÉ dans le traitement des brûlures...
Mme de SOBRY, dans un « Livre de recettes de toutes espèces » transmises dans la famille depuis plusieurs générations, en a consigné un certain nombre à base d'huile rosat, que ce soit en « cataplasmes pour faire dissoudre les duretés des mamelles », en « onguent pour les écorchures » fait de « vieux linge, de lin brûlé, démêlé en la cendre avec de l'huile rosat », ou dans cette autre recette « pour la verge enîlée : de la céruse bien pulvérisée, de