DIOSCORIDE
(78) À, PIEMONTOIS, Secrets, 520 et 527.
ou
l'huile rosat, du jus de pourpier, mêler le tout ensemble et en engraisser le mal » (79).
Mme FOUQUET indique un lavement pour adoucir les douleurs de la dyssenterie « à base de décoction d’orge, lait de vache et sucre, le tout bien mêlé à l'huile rosat » (80).
Dans « Les Secrets pour conserver la beauté des Dames », composé en 1760, nous trouvons différentes recettes à base d'huile AUS ; ee :
rosat, par exemple pour « guérir le teint brûlé du soleil ».
Pour donner un aperçu de l'étendue de lemploi de lhuile rosat, nous citerons quelques-unes des préparations mentionnées par Lémery dans sa « Pharmacopée Universelle » et contenant de l'huile rosat, nous bornant par exemple aux onguents et aux cérats :
GACUPRE BLANC OÙ DE RHASIS pompholyx — de minium ou onguent rouge camphre — astringent de Fernel — répercussif de Bol, de Guidon .— défensif — d’albâtre — anodyn de Nuremberg, contre les hémorroïdes de chaux — pour empêcher l’avortement — de Sumach, arrête hémorrhagies — cordial de CI. Louis ab Hornig (for tifie) — digestif magistral — de Solanum ou Morelle (dessèche les plaies) — de sucs, d’Arantius — d'amiante (dessèche démangeaisons du cuir) — de plomb (détersii)
CERAT BLANC RAFRAICHISSANT DE GALIEN — santalin — stomachique de Mésué — astringent Le Grand Cérat contre la commotion du cerveau Cérat de Nuremberg pour les hernies Cérat défensif
Mais dès le début du XIX"* siècle, le déclin de cette panacée QppArae
(79) SOBRY (Mme de), Recettes, Manuscrit s. d. (80) FOUQUET (Mme de), Remèdes, 1690 II, 377.
Te Be
En 1828, Jourdan dans sa « Pharmacopée Universelle » la préconise encore contre les engelures (81).
Le Docteur COTIN, dans son ouvrage « La Santé Universelle » datant de 1856, conseille pour les seins trop gonîlés de lait, un cataplasme avec huile de roses et cerleuil (82).
Récemment, enfin, BOUCHARDAT, dans son « Formulaire Magistral » réédité (35° édition) à Paris en 1920, donne bien la préparation de l’huile rosat, mais il ne mentionne pas ses propriétés.
- Ainsi en va-t-il des médicaments, qui eux aussi ont leur vo-
gue, mais reconnaissons que celle de l'huile rosat a pour le moins duré plusieurs millénaires.
(81) JOURDAN, Pharmacopée Universelle, 1828. Art. Rosier, (82) COTIN, Santé Universelle, Paris 1856, 160.