‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 35 sur 56 · BERT · texte numérisé non relu

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« Prendre des feuilles de fleurs (pétales) de roses fraîches, 6 livres et les mettez en un pot de terre verni. PUIS Versez par dessus 15 livres d’eau chaude et le tenez bien couvert l’espace de 8 heures ; après cela, coulez-le et mettez pareille quantité de roses qu'auparavant sur lesquelles il faudra verser l’infusion précédente après l'avoir faite chauîler, et la tenir bien couverte et bouchée... Pour la garder, MESUE met un bien peu d'huile, par dessus et la tient l’espace de 40 jours au soleil. »

On prépare aussi le sirop de roses pâles composé, en faisant infuser dans le suc de roses pâles épuré, soit du séné, soit de Pagaric, soit de la rhubarbe, soit encore de l’ellébore (86).

Ce sirop purge plus fortement que les sirops précédents, et quelquefois il fait vomir, on le donne pour la mélancolie hypocondriaque, pour l’épilepsie, pour lapoplexie, pour la paralysie, pour la teigne, pour la ladrerie : la dose en est depuis 2 dragmes iusqu’à 6.

Les sirops de roses composés avec le séné et l’agaric, servent pour purger le cerveau de l'humeur mélancolique, à la dose de 1/2 once jusqu’à 1 once 1/2. Même dose pour le sirop de roses pâles qui purge les sérosités et les autres humeurs doucement en fortiliant l'estomac. Il est aussi « fort propre dans les maladies épidémiques » (87). =

(83) BAUME, Eléments de Pharmacie, 1771.

(84) LECLERC H. Un remède de Guy Patin : le Sirop de Roses. Bull. de la Santé, Hist. Médecine, 1921.

(85) LAURENT JOUBERT, Pharmacopée, 1588, 26-27. (86) LEMERY, Pharmacopée Universelle, I, 202-208. (87) CHARRAS, Pharmacopée Royale (1717), 156.

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. À côté des sirops de roses pâles, préparés à partir des pétales irais, le Codex de 1758 par exemple, mentionne le sirop de roses sèches, « lequel on peut préparer soudainement quand on en a à faire et en toutes saisons, en la manière suivante : prendre de l’infusion de roses sèches et de sucre, autant de l’une que de l’autre ; faites-les cuire en sirop selon que l’art le commande » (88).

Ce sirop est bon pour arrêter la diarrhée, la dyssenterie, le vomissement de sang, pour l’esquinancie, pour fortifier l'estomac. La dose en est depuis demi once jusqu’à 2 onces (89).

Au dire de BAUDERON, ce sirop de roses seiches est de l’intervention des modernes (90). On l'appelle encore sirop de roses rouges. POMET conseille aux Marchands Epiciers de le faire venir de Provins, étant le lieu où il se fait le mieux.

Les Marchands Epiciers ont en effet le droit de vendre ce sirop de même que le sirop de roses pâles simple, comme d’ailleurs tous les sirops de fleurs ou de fruits simples ; ces derniers senferment uniquement des fleurs, ou des fruits, et du sucre, « car dès qu’il y entre une autre drogue, ce n’est plus du fait des Epiciers ou Confiseurs, étant un fait de Pharmacie » (91).

Le Formulaire des Hôpitaux Militaires de 1704 donne une formule de BOL purgatif renfermant du sirop de roses pâles.

Le Codex de 1818 indique la préparation du sirop de roses rouges et du sirop de roses pâles. Il ordonne l’emploi de roses blanches dans la préparation du sirop de salsepareille et de séné composé, alors que dans la formule du sirop de salsepareille composé, mentionné au Codex, il entre des roses pâles (92).

La « Pharmacopée Universelle » de Jourdan de 1828, indique la préparation des sirops de roses rouges et de roses pâles, soit à partir du suc dépuré, soit à partir des pétales frais ou des pétales secs ; quant au sirop de roses composé, il se prépare à partir de J'un ou de l’autre de ces sirops auxquels on ajoute feuilles de séné et huile essentielle d’anis et de fenouil (93).

DORVAULT donne la formule du sirop magistral astringent ou sirop de rhubarbe et de roses composé:

(88) LAURENT JOUBERT, Pharmacopée, 1588, 27.

(89) LEMERY, Pharmacopée Universelles I, 204.

(90) BAUDERON, Pharmacopée, 204.

(91) POMET, Hist. des Drogues, 1694, 100 et 101.

(92) Le Coodex actuel a supprimé le sirop de salsepareille comp. (93) JOURDAN, Pharmacopée Universelle, 1828,

Roses: FOUSES A ÉTAPE ee 60 Rhubarbe eee ra ER 45 Myrobolans citrins privés de noyaux...... 30 PAUSE RUE ESS RE 30 Cannelle tir. RER TRE EN ANEERREER es Santal CHINE NE RER PRE 1:3 Suc:de:bérberis. #52 M Re 120 Suc:dé groseiHes 255752 mn Re NOTE 120 Éau:dé roses SRE RCE Le 240 SITOD SIMDIE I SU M CIO NES PEN 1080 Eat. SRE TUE Le OM OR ER OS:

Ce sirop est légèrement purgatif et ensuite astringent ; il était jadis utilisé dans les diarrhées chroniques.

Le Formulaire de BOUCHARDAT et RATHERY de 1920

donne encore la formule du sirop de roses pâles (94).

H. LECLERC, dans son « Précis de Phytothérapie » publié en 1935 indique la formule d’un sirop de roses :

Extrait fluide de roses pâles............. 6 grs SILOD 1 SIMPIE EE TE NN EURE QU 94 grs

Une à deux cuillerées à soupe le soir.

« C’est, dit-il, une préparation d’un goût très agréable qui convient particulièrement aux enfants et aux sujets délicats » (95).

Nous avons trouvé dans le « Recueil de Secrets » de PEmery, un sirop de roses « pour ceux qui sont agonisants et ne se peuvent ravoir » : € Prenez de l’eau de rose autant que de celle de la Reine de Hongrie et du sucre candi que vous ferez fondre à petit feu ; il s’en fait un sirop qui, mêlé avec de l’eau de canelle, fait miracle à ceux qui sont agonisants » (96). ®

La rose entre dans la formule de très nombreux sirops relevés dans différentes Pharmacopées : sirop d’absinthe composé, sirop d’épithyme, sirop de Fumeterre composé (Mésué), sirop magistral astringent, sirop de polypode, sirop d’endives composé de Gentil, sirop Panchymagogue,/sirop fortiliant, sirop lientérique de M. Daquin, sirop d'Emétique d’Angel Sala, sirop de Perles Orientales de Mynsicht, sirop de Consoude de Fernel, sirop de bétoine composé de Bauderon, sirop de menthe composé de Mésué, sirop de myrthe composé, sirop d'eupatoire de Mésué, sirop de scordium composé de Jérôme Mercurial, sirop royal de Mésué, sirop de piloselle, sirop conlortatif (Charras, « Pharmacopée », p. 136), etc...

(94) BOUCHARDAT et RATHERY, Formulaire 1920, 74. (95) H. LECLERC, Précis de Phytothérapie 1935, 16. (96) LEMERY, Recueil Secrets 1737, 11,

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