VIN DE ROSES
« On prépare le vin de roses en pilant les fleurs dans un linge qu'on met ensuite dans du moût avec un petit poids, pour le faire aller au fond ; la dose est de 40 dragmes pour 29 setiers de moût ; on n’ouvre pas le vase avant trois mois », telle est la recette mentionnée par PLINE (107). Elle ne diffère pas essentiellement de la préparation donnée par des formulaires encore en usage à l’officine actuellement :
Roses -dé Provins 2220 M RP eee) Du 60 grs Van. rouge: L'EST EEE 1.000 grs
Laissez inluser pendant une heure, passez avec expression. On ajoute souvent 50 à 60 grammes d’alcool (108).
C’est le « Vinum astringens pro fotu » de la Pharmacopée Parisienne de 1758, employé en cataplasmes chauds contre les douleurs du bas ventre, et contre les pertes de sang.
On l’employait aussi en fomentation sur la tête, après un coup ou une chute, pour prévenir et apaiser les migraines.
Mme de SOBRY, dans son « Livre de Recettes Familiales », donne cette préparation « pour surdité et douleurs d'oreilles ».
« Des feuilles de rose, sauge, menthe, laurier, de chacune une poignée, les faire bouillir dans du bon vin rouge ; laissez réduire au tiers dans un vase plombé bien couvert. Lorsqu'on se couchera, tenir l’oreille sur la vapeur de par l’espace d’une heure, puis prendre des herbes cuites, en mettre dans l'oreille et se coucher chau-
dement (109). »