‹ La Rose en ThérapeutiqueChapitre 4 sur 56 · EAU · texte numérisé non relu

EAU

L'Iliade ne nous conte-t-elle pas que le corps d’'Hector fut embaumé par Vénus elle-même au moyen d’un parfum mêlé de roses.

Les Assyriens et les Babyloniens connaissaient déjà l’eau de Rose, comme nous l’attestent certaines tablettes écrites idéographiquement en Sumérien, et retrouvées récemment sur l’emplacement de l’ancienne Ninive.

Asclépios, l’'Esculape des Latins, né en Thessalie vers 1260 avant J.-C., employait pour guérir les hémorroïdes un baume à base de sueur d’aisne et d’aisselle de bestiaux, de cendre de tête de chien et de peau de serpent macérée dans du miel rosat.

Erasistrate soigne Cléopâtre, reine d'Egypte, à l’aide d’un pessaire à base d’huile de rose.

Dioscoride, Pline et Galien parlent longuement des roses et de leurs propriétés. Les Arabes créent des jardins botaniques autour de leurs écoles, où ils cultivent des roses; ils appliquent l'huile de rose sur les morsures des bêtes venimeuses.

Au XVI" siècle, Matthiole dans ses commentaires sur Dioscoride, écrit déjà (iv. I, p. 84) : « on doit faire grand cas des roses, non seulement pour raison de leur beauté dont eïles enrichissent et embellissent et vergers, et jardins, mais aussi pour être fort propres en Médecine et à la conservation de la vie de l’homme ».

Plus tard, nous retrouvons, au cours des XVII" et XVIIF”"° siècles, dans les traités de botanique, matières médicales, formulaires et pharmacopées, les nombreuses formes sous lesquelles la Rose fut employée et les propriétés qu’on lui attribuait, pour en arriver au Codex Français actuel qui mentionne encore la Rose pâle (rosa centilolia) et la Rose rouge ou Rose de Provins (rosa gallica) et diverses préparations à base de rose.

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