CODE DES MEDICAMENTS
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. Dans son « Brief recueil des remèdes les plus expérimentés pour se préserver et guérir de la peste », paru en 1628, Jehan de Queyrats écrit à propos des remèdes pour se prémunir contre la peste : & Il n’y a rien de meilleur que de parfumer la chambre avec du bon vinaigre rosat jeté sur une forte embrasée de feu ».
Le vinaigre rosat apaise toutes sortes d’inflammation, dissipe, purge et fortilie, écrit Dalechamp dans son « Histoire Générale des Plantes » (112). C’est un astringent employé étendu en injection et comme cosmétique (Dorvault). On s’en servait encore en compresses sur la tête, « contre les maux de tête produits par la vapeur du charbon ou par l’ardeur du soleil » (113).
Nous trouvons dans le « Recueil de Secrets » de l'Emery, quelques recettes où entre le vinaigre rosat, par exemple pour rendre les gencives vermeilles, ou contre les dartres.
« Prenez, dit-il, de l’Encens, huile rosat et vinaigre et en faites un onguent et vous en frottez » (114). Ou cette autre : « Contre les corps et cals des pieds » : « Prenez de la fiente de poule infusée dans du vinaigre rosat » (115).
JOURDAN (1828) donne la formule d’un vinaigre de roses composé, qui est une macération de Îleurs sèches de roses rouges et de sumac dans un mélange de vin de coing et de vinaigre rosat.
« C’est, dit-il, un astringent et un antiseptique, conseillé à lextérieur dans les hémorrhagies et les ecchymoses » (116).
(112) DALECHAMP M.-J, Histoire Générale des Plantes, Lyon 1653, I, 108. (113) DE CHESNEL, Histoire de la Rose, 1838, 252.
(114) LEMERY, Recueil de Secrets, 1737, 35.
(115) LEMERY, Recueil de Secrets, 1737, 33.
(116) JOURDAN, Pharmacopée Universelle, 1828.
PREPARATIONS SOLIDES