Cela n’est point exact. Voir notre note, page
Senn, 4 de Dance, 1 de Trousseau, 4 de Guéniot, 7 de Hervieux, 5 de Olshausen) montrent que 6 fois seulement la maladie débule pendant la grossesse.
8 fois immédiatement après l’accouchement.
62 fois du premier au deuxième jour après l’accouchement.
27 fois le troisième jour après l’accouchement.
22 fois du troisième au huitième jour apres l’accouchement.
Comment expliquer ces faits? Hervieux dans l’épidémie qu’il observa, rappelle que les malades qui venaient à la Maternité au moment de leur accouchement, alors qu’il n’y avait pas à Paris d’épidémies de scarlatine, présentaient les phénomènes de cette affection les premiers jours de la semaine des couches; la période d’incubation était donc de I à 2 jours seulement. Au contraire Olshausen relate quelques observations dans lesquelles la période d’incubation s’est très prolongée pendant la grossesse. Peuton expliquer par celte durée prolongée de l’incubation pendant la grossesse, par celte durée très courte de l’incubation après l’accouchement, la rareté de cette maladie pendant la grossesse et la fréquence immédiatement après ?
Olshausen signale la fréquence beaucoup plus grande de celte maladie chez les primipares, dans sa statistique il compte :
62 fois des primipares.
42 fois des multipares.
La maladie débute à grand fracas avec une fièvre violente, des frissons, une chaleur brûlante de la peau, un
pouls plein cl frequent, du malaise, de la céphalalgie, des douleurs dans les membres, delà dysphagie, puis l’éruption paraît sur le tronc; sa coloration est très intense, livide, quelquefois brune, au point qu’on ne peut la comparer qu’à celle de la variole hémorrhagique. Presque toujours elle se complique d’une éruption abondante de sudamina, d’où le nom de miliaire rouge que lui avaient donné les anciens auteurs.
Quant au pronostic, la date du début de l’affection aurait de l’importance ; sur ce point Olshausen est du même avis que Mac Clintock, et il cite à l’appui les chiffres suivants tirés de sa statistique.
Début immédiatement après l’accouchement, 8 fois, mort 67 0/0.
Début du premier au deuxième jour de la semaine des couches 62 fois, mort 35 fois, 58 0/q.
Début au troisième jour 27 fois, mort 14 fois, 51 0/o-
Débutaprès le troisième jour, 22 fois, mort 3 fois, 1 3 0 /o -
Olshausen appelle l’attention sur la valeur pronostique delà diarrhée. Ce serait, suivant lui, une complication fréquente et un signe du plus fâcheux augure : aussi considère-t-il l’emploi des purgatifs comme une faute lourde.
Le reste de l’article est employé à combattre Braxlon Ilicks et ses partisans.
Martin (, Zeitschrift fur geburslshulfe und gynœcologie , 1876, 2° volume).
Marlin fit paraître dans le Zeitschrift fur geburslshulfe und gynœcologie , une étude sur la scarlatine puerpérale ; elle est moins importante que celle de Olshausen. De môme qu’Hervieux il considère la maladie comme étant assez grave par elle-même et en subordonne le pronostic aux complications qui peuvent survenir du côté des organes génitaux. Il s’étonne de la fréquence de la scarlatine puerpérale chez les Anglais, et mettant en doute l’exactitude de leur statistique, il croit que la scarlatine puerpérale est en définitive un accident peu fréquent des suites de couches. En effet, il ne l’a constatée que trois fois, sur 38.000 accouchements. Nous ferons remarquer que ces trois cas se sont terminés par la mort et que celle-ci a été amenée par des complications génitales.
Kaposi (1) ( Annales de dermatologie, 1877).
Enfin en 1879 Kaposi distingua la scarlatine des femmes en couches ( scarlatina in puerperâ) de la scarlalina puerpcralis : celle-ci serait toujours mortelle comme l’avait dit Ilelm en 1837. Il décrit la scarlatine puerpérale comme éruption scarlatiniforme, diffuse, se développant sur la surface abdominale, très fréquemment accompagnée de nombreuses vésicules miliaires ; mais il note la plupart du temps des complications du côté de l’utérus ou du péritoine, un état typhoïde, et un écoulement lochial fétide.
Cette éruption septicémique est facile à distinguer, grâce aux symptômes que nous venons d’énumérer de la scarlatine chez les nouvelles accouchées. La terminaison est presque toujours fatale.
Auteurs Français de 1877 a 1889.
Le travail d’Olshausen eut du retentissement en France, et l’attention ayant été éveillée de nouveau sur la scarlatine puerpérale, il y eut en 1879 l’étude de Lucas-Championnière parue dans le Journal du médecin praticien dans laquelle cet auteur en présence de faits à peu près identiques à ceux de Guéniot soutient derechef la doctrine de la scarlalinoïde, la communication si intéressante