NATURE DE LA MALADIE
Nous avons dit à l’introduction qu’on avait réuni à tort dans une dénomination commune des choses fort différentes. 11 se trouve ainsi que les partisans des deux doctrines adverses, c’est-à-dire de l’origine scarlatineuse et de l’origine septique des accidents morbides, peuvent avoir tour à tour tort ou raison suivant les cas qu’ils examinent.
On a voulu pendant un certain temps beaucoup trop généraliser. Non seulement cette tendance simpliste est fautive, mais il faut admettre que la source des phénomènes peut être essentiellement variable dans les faits classés sous le nom de scarlatine puerpérale. En effet, à l’heure actuelle il convient très probablement de songer à une troisième cause d’accidents d’apparence scarlatiniforme, nous voulons parler des intoxications médicamenteuses. On connaît maintenant un nombre assez considérable de substances capables de déterminer un exanthème scarlatiniforme, et parmi celles-ci, il y en a qui ont souvent été employées dans le Iraitement des suites de couches.
Voici, en effet, ce que nous lisons dans la thèse de M. Durand, page 142. « M. Guéniot a bien voulu nous rappeler que lors de l’épidémie de scarlatine décrite dans sa thèse, on employait beaucoup à la maternité les préparations belladonées ; or, la belladone non seulement