Trousseau, loc. cit., p
2. M. Cadet de Gassicourt a fait observer avec raison combien est erronée la formule qui dit que la température de la rougeole n’atteint pas celle de la scarlatine. D’après lui, la
D’après Wunderlich cette fièvre de la période d’acmé de la maladie serait régulièrement supérieure de 8 dixièmes à 1 degré à celle de la première poussée fébrile, ce qui permettrait pendant celle-ci de préjuger celle-là.
Dans tous les cas, bien que quelquefois la température atteigne son maximum avant que l’éruption ne soit complètement sortie, ce maximum est toujours plus rapproché de l’acmé que du début de l’éruption et se réalise en général vers le cinquième jour. Au moment où l’éruption atteint son acmé, on peut observer une détente, qui n’est que le début de la défervescence (Wunderlich); mais celle-ci ne commence franchement qu’après le moment où la.poussée éruptive est terminée.
En somme, malgré quelques minimes différences, on peut dire que la fièvre suit l’éruption, que celleci se fasse sur les muqueuses — fièvre du premier jour — ou sur la peau — fièvre du cinquième jour. Au moment de l’éruption de la peau, la température, le soir, se maintient entre 40°,4 et 41 degrés (Henoch *) et 40°,6 (Cadet de Gassicourt 2 ) pendant vingt-quatre ou trente-six heures. Le matin, elle varie entre 38°,5 et 39°,6. Henoch a observé exceptionnéllement le type inverse (39°,5 le
fièvre rougeoleuse est presque toujours très élevée, et atteint 40°, 41° et plus. Ce qui la caractérise, c'est que, contrairement à ce qui se passe pour la scarlatine, elle se maintient moins longtemps élevée, parce que l’éruption se fait plus vite.