Art. Rougeole, p. 383, l. c
éternuements complètent le tableau. Si on interroge la mère, la garde, on apprend que l’enfant a eu dans la journée ou les jours précédents des épistaxis d’une abondance variable, quelquefois des vomissements, souvent un peu de diarrhée.
La langue est blanche, saburrale; et si l’on examine la gorge, on trouve de la rougeur, et dans certains cas l’éruption caractéristique dont nous avons parlé plus haut. Cependant, malgré la toux, l’auscultation de la poitrine ne donne rien ou presque rien. L’appétit est modéré ou nul, la soif vive; les enfants sont grognons, inquiets, agités ou somnolents dans la journée, tandis que les nuits sont entrecoupées de réveils fréquents ou d’insomnie.
IL Période d'éruption de la peau. — Bientôt l’éruption cutanée se montre. Quelques efflorescences vagues apparaissent au menton, au pourtour des oreilles. D’abord peu caractéristiques, elles ne tardent pas à prendre l’aspect que nous avons décrit aux taches morbilleuses, et au bout de quelques heures la face entière est envahie. Elle estrouge, bouffie, envahie par l’éruption, à l’exclusion du corps; le bord des paupières est recouvert de muco-pus ; il s’écoule du nez une sécrétion muco-purulente abondante ; la lèvre supérieure est rouge et gonflée. Et souvent les petits malades que la lumière importune sont blottis dans leur lit, le
1. Heim prétend que les rougeoleux exhalent l’odeur de plumes d’oie fraîchement plumée. Mais ce point n’a nas été confirmé. (Sanné, p. 38S.)
marche