CLINIQUE. DURÉE. TERMINAISON. SI
nez au mur, les yeux clos, le front plissé. Ils sont grognons quand on ies dérange, et retournent de suite à leur position favorite, quand on les replace dans leur lit. Ils se plaignent souvent de démangeaisons. A l’efflorescence se joint une abondante transpiration générale ou locale, amenant dans certains cas des éruptions sudorales. La langue est blanche ou jaunâtre, humide, exceptionnellement tuméfiée; quelquefois les papilles sont un peu rouges et un peu saillantes à la pointe. Les gencives sont rouges et saignantes, recouvertes çà et là de lambeaux d’épithélium desquamés. Les dents sont humides.
L’éruption se généralise habituellement.en trente-
six ou quarante-huit heures, et on peut la retrouver avec son aspect typique sur le thorax, sur les fesses et à la partie antérieure et latérale des genoux.
Elle est plus rouge à la face, en raison de sa confluence plus grande et de la vascularisation plus riche de la région; mais elle pâlit déjà à ce niveau quand les éléments éruptifs des membres ou du tronc sont en plein développement. Sur le dos et sur le ventre ou sur les cuisses, elle se montre sous forme de grandes plaques, à contours irréguliers, polycycliques, à bords bien tranchés, entre lesquelles on peut retrouver des festons de peau saine, avec sa couleur et son aspect normal : caractère important pour le diagnostic. Les taches du dos et des fesses sont en général d’un rouge moins vif et brunâtres.
Si la fièvre est très vive, les enfants sont assoupis,
ils délirent, la nuit surtout; et les lèvres sont facilement sèches, fendillées, couvertes de croûtes brunâtres (Henoch *). On peut observer aussi de 1 agitation, de 1 anxiété ; rarement ces symptômes nerveux sont très prononcés.
C’est à ce moment que se montre la diarrhée, et qui ne doit pas persister plus d’un ou de deux jours. Le ventre reste cependant souple, peu sensible à la pression.
La toux persiste, douloureuse, irritative, et on peut constater une accélération des mouvements respiratoires 30 à 40, en rapport avec la fièvre et la rapidité dupouls d’une part, etavec l’exanthème bronchique de l’autre. Cependant l’auscultation reste à peu près muette, sauf, et non toujours, quelques ronchus dans la région dorsale ou un peu de respiration rude. Encore ces signes sont-ils passagers, et disparaissent-ils après la défervescence fébrile.
La durée de cette période de la rougeole, si l’on tient compte de phénomènes généraux et de la fièvre, et non de l’éruption qui a laissé une lésion permanente de la peau, est en moyenne de deux à trois jours ; et dès que la fièvre est tombée, la maladie est terminée, le malade entre en convalescence (d’Espine).
III. Convalescence. — Nous ferons donc commencer la convalescence vers le septième ou hui-