‹ La RougeoleChapitre 20 sur 67 · MARCHE CLINIQUE. DURÉE. TERMINAISON · texte numérisé non relu

MARCHE CLINIQUE. DURÉE. TERMINAISON

tième jour. Celle-ci est en général assez rapide; elle offrira cependant à considérer :

Les restes de l’éruption cutanée;

Les restes de l’éruption des muqueuses.

L’éruption cutanée n’est pas longue à s’éteindre, et vers le huitième ou neuvième jour de la maladie elle a à peu près complètement disparu. Il n’est pas rare cependant, quand la congestion a été très viveet s’est accompagnée d’un léger raptus sanguin, ainsi que nous l’avons vu, de voir l’éruption persister, en particulier sur le ventre, pendant deux à trois semaines sous forme de taches rouge bleuâtre ne disparaissant pas sous la pression du doigt, discrètes ou même confluentes (Henoch l ).

Cette forme qui accompagne les rougeoles les plus normales ne modifie en rien le pronostic bénin de la maladie; elle est absolument distincte de ce que nous décrirons sous le nom de rougeole hémorrhagique.

On peut faire les mêmes remarques en ce qui concerne les éruptions muqueuses qui frappent l’œil, le nez, la gorge, le larynx, les bronches. En général les phénomènes catarrheux consécutifs à l’éruption spécifique s’éteignent quelques jours après l’éruption cutanée. Mais quand l’éruption y a été très violente, la vitalité normale de ces muqueuses est compromise pour un temps plus long, et l'on voit des malades parfaitement remis de leur rougeole conserver de la rougeur des paupières,

de la sensibilité de la conjonctive à la moindre cause d’irritation, du coryza, de la susceptibilité de la gorge, de la toux, etc.

Il est certainement difficile, dans l’état actuel de nos connaissances, de faire à ce sujet la part des infections possibles surajoutées ; cependant l’exantheme rougeoleux semble bien dans certains cas etre seul à incriminer.

Il y a là probablement aussi une question de terrain ou de résistance organique individuelle et, en tous cas, de ce chef, une prédisposition indéniable aux complications que nous étudierons d’ailleurs.

La convalescence de la rougeole, ces complications mises à part, est en général rapide. Les enfants ont un peu ou pas maigri, et souvent même ils ont conservé, la maladie passée, toutes leurs couleurs. L'appétit a vite repris, et au bout de dix à quinze jours les malades sont complètement guéris.

Malheureusement les choses ne se passent pas toujours aussi simplement, et la rougeole, indépendamment du caractère grave qu’elle peut avoir par elle-même, peut être le point d’appel de complications étrangères à elle, et qui réclament la meilleure part dans la mortalité, et en particulier dans, la mortalité hospitalière.

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