HOPITAL SAINTE-EUGÉNIE ^TROUSSEAU
Soit pour 100 de mortalité :
iSSSSSATiSRk a.
De 1867 à 1811, à Trousseau, la mortalité n était que ue
W On voit donc par ces chiffres, que la morbidité ett la mortalité sont en progrès sérieux à Pans pour U rougedle 11 est intéressant de comparer ces chiffres a ceux qui P
3 décembre 1890)
a fourni les chiffres suivants concernant Berlin .
Nombre de
tion, l’existence de phénomènes pulmonaires apparus malgré le bel aspect de l’éruption, l’agitation ou l’abattement, seront des signes en faveur d’un pronostic plus que réservé.
La forme hémorrhagique est très grave. On pourra cependant espérer la guérison si les phénomènes généraux ne sont pas trop menaçants, si l’on voit la langue, sèche et rôtie, s’humidifier dans les jours qui' suivent l’éruption et si la température et les symptômes généraux subissent la même détente. On n’oubliera pas non plus la gravité de la rougeole hémorrhagique d’emblée, la plupart du temps, sinon toujours, fatale.
Dans la forme suffocante, le pronostic dépendra de la force de résistance de l’enfant, de l’importance et de la gravité des symptômes dyspnéiques, de leur atténuation au moment de l’éruption, de l’aspect de celle-ci.
La forme ataxo-adynamique est presque toujours fatale, à moins que, par une intervention hydrothérapique vigoureuse, on n’amène une sédation mar- , quée des symptômes graves. Le pronostic est alors lié à l’action produite parle bain froid.
Un sommeil calme après le bain ; la disparition de la sécheresse de la peau, des symptômes d’excitation ou de dépression nerveuse; l’apparition d’une diurèse plus ou moins abondante, etc., sont autant de signes favorables, dont la valeur est d’autant plus grande qu’ils se répètent après chaque bain, ou qu’ils persistent plus longtemps après celui-ci.
PRONOSTIC
En résumé, il y a à tenir compte dans le pronostic de la rougeole, autant, sinon plus, des conditions extérieures au malade, que de la maladie elle-même. Soignée en ville, dans de bonnes conditions hygiéniques, en dehors naturellement de toute association épidémique, la rougeole peut passer pour une maladie bénigne, à condition que le malade ne soit pas trop jeune et qu’il soit vigoureux. A l’hôpital, et dans les mêmes conditions personnelles, l’avenir du malade est incertain.
C’est qu’en effet, ainsi que nous avons eu déjà occasion de le dire, c’est moins par elle-même que par ses complications que la rougeole est une maladie redoutable ; et tel cas dont le pronostic immédiat paraissait bénin se termine parla mort à plus ou moins brève échéance. Nous retrouverons ces idées développées en parlant des complications.