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IV. Un gouvernement constitutionnel et représentatif

Il refusa de s'occuper de questions d'organisation intérieure.

Le divan ad-hoc moldave, au contraire, émit des vœux par rapporta toutes les questions d'organisation intérieure.

Parmi les questions de cet ordre discutées par p;v^n''àd"hoc"

cette Assemblée se trouvait aussi celle relative aux ,,<^%^""V*^^ , . , . . , , V , , 1 "'(^ Qu >i pourdroits politiques a accorder a tous les étrangers '^'?'''''«'irl''*'' de rite chrétien^). ''"■"" politiques

Ti 1 • . • T T • , aux Juifs.

11 S agissait ICI d'accorder des droits aux Arméniens ainsi qu'à ceux des catholiques ne les possédant pas encore.

On ne pût se mettre d"accord et la question fut réservée à la future Assemclée législative^).

L^n député ayant accusé la commission respective de tendre par son projet à accorder des droits aussi aux Juifs, il s'en suivit un tollé général: le bureau protesta avec indignation contre cette accusation qui, du reste, n'était nullement justifiée*).

Lorsque les vœux du Divan moldave furent sou-^.^^'°'';,;;y^fg*°°. mis à la Commission Européenne, celle-ci, qui avait déjà ^^o^j'^'^^^pf^^^*, reçu des réclamations du clergé catholique et de p°"'' '^^ J""^-

») Ibid., ibid., p. 1082.

2) Ibid., VI. I, p. 219.

■■») Ibid., ibid., p. 249.

*) Ibid., ibid., p. 228.

la communauté arménienne de Moldavie, se prononça énergiquement pour Tobtention des droits politiques pour tous les indigènes de rite chrétien \).

Quant aux Juifs, le commissaire britanni(|ue, Sir Henry Buhver, seul, s'agita en leur faveur, non pour obtenir que les droits politicpes leur fussent accordés mais pour : ..espérer qu'à l'avenir ils seront traités „dans les Principautés chrétiennes avec la même tolé- „rance qu'ils ont de tout temps trouvée dans le reste „de l'Empire ottoman" ^).

"commSc" Le Commissaire de Russie après avoir reconnu

ruses. q^jg cette question était du ressort de la future législation et relevé que les catholiques de Moldavie (du moins en partie) jouissaient des droits politiques, s'occupant des Juifs, déclara que: ,.rétat moral et so- ,.cial des Juifs de la Moldavie était tel que leur admission ,,à la jouissance des droits politiques et la suppression „de certains restrictions légales qui les concernent, ..peuvent amener de grands inconvénients"^).

Le rapport de la Commission européenne ainsi

que les vœux des Divans ad-hoc furent soumis aux

plénipotentiaires des sept puissances signataires du Traité

de Paris, réunis de nouveau en Conférence, à Paris, au

mois de Mai 1858.

^^"me^blnqu'e^ D'uue Icttrc du Comte AValewski au baron de

cotfteTa'itwskil^othschild, adressée le 24 Juillet 1858, il résulte que des

tenVr^ierdrous' 'J^ifs résidaut en Moldavie avaient adressé une péti-

aux''jm'irdes ^^^^ ^ ^^ Couférencc de Paris. AValewski ne parle pas

Vrh.cipautés. fje son contenu mais il n'est pas douteux qu'elle avait

pour objet l'obtention des droits politiques.

Dans sa réponse à Rothschild il se bornait à délëwskï. clarer que: ,,le Gouvernement de l'Empereur a tou- „ jours fait preuve de sympathie pour la cause de la «tolérance religieuse et de l'égalité des cultes devant „la loi et vous ne pouvez douter de l'intérêt avec le- „quel j'ai accueilli la communication (jui m'a été faite ,,de votre part. Je serais heureux que les circonstan- „ces actuelles me permissent de contribuer à l'amé- „lioration du sort des Israélites dans les Principautés" %

Képonse deW:

') Ibid., II., ]., p. 571.

'■') Ibid., ibid., ibid.

2) Ibid., ibid., p. 572.

*) Ibid., VII, p. 265.

Dans le projet d'organisation des Principautés du, ew«i1'plur^i?o"r- Comte Walewski, formant Tannexe du Protocole 8, il ffidpauk^.li est en effet, parlé: .,d'une administration prévoyante et '^TR^.i'uffsTs'' ,.fondée sur le principe de l'égalité, en sorte que tous !",f"'pour''ÎM „les Moldaves et les A'alaques soient tous égaux de- ''""5»ie"«- „vant l'impôt et également admissibles à toutes les l'onc- „tions publicjues dans l'une et l'autre F^rincipauté, sans „distinction d'origine ni de religion" M-

Cette rédaction assez vague aurait pu donner lieu à des interprétations favorables à l'obtention des droits politiques par les -Juifs.

Mais le moment n'était pas bien clioisi, la tendance générale n'était pas encore aussi favorable aux 'luifs qu'elle le devint quelques années plus tard, sous Tinfluence si puissante de l'Alliance Israélite Universelle fondée peu après.

La Convention de Paris, du 19 Août 1858 -), con- if parîrd"°9 tenant les dispositions de la nouvelle Constitution que les "^ordyilfdious' Puissances donnaient aux Principautés, stipulait dans M"l}aavllei"âu'f

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