partie, les disposition antérieures relatives au séjour
des étrangers dans les communes rurales. C'est ce qui
^) Cf. SiNCERUs, p. 93—99
fut fait par la circulaire du Ministre de rintérieur,No. 1798, en date du 13 2G Juillet 1900 V).
Les principales modifications apportées par cette circulaire aux dispositions existant jusqu'alors, peuvent se résumer ainsi qu'il suit:
a) Les autorisations de séjour déjà accordées ne pourront être révoqués que si, à la suite d'une enquête rigoureuse, il est prouvé que l'étranger aura rendu indispensable cette mesure extrême par sa conduite ostensiblement mauvaise et son atttitude menaçante ou nuisible pour la tranquillité et la sûreté publiques.
h) L'article 4 de la loi communale ne sera appliqué dans les bourgs qu'aux vagabonds étrangers et aux gens sans aveu.
c) Les conseils communaux sont invité à se montrer généreux envers ceux des étrangers qui, sans avoir encore obtenu l'autorisation des conseils communaux résideraient depuis longtemps dans les communes, rurales et y seraient engagés dans des entreprises industrieles ou commerciales.
d) Les stipulations du paragraphe précédent doivent s'appliquer également aux étrangers de cette catégorie ayant fait le service militaire et ayant habité le pays de père en fils.
e) Les autorités communales rurales sont invitées à redoubler de rigueur à l'égard des étrangers nouvellement venus dans le pays. On prendra d'urgentes mesures pour les diriger vers les villes.
f) Les dispositions de l'art. 10 de la loi sur la police rurale et de l'article 4 de la loi communale, ne seront pas appliquées aux étrangers qui, en qualité d'employés de fabriques, fermes, moulins, d'intendants, de mécaniciens ou d'ouvriers sont établis dans les campagnes pour un temps limité et ceci pendant toute la durée de leur engagement. Cet engagement une fois terminé, l'étranger sera tenu de quitter la commune.
Les autorités administratives sont, enfin, invitées à procéder avec plus de rigueur au visa des passeports et à la surveillance des frontières, afin d'empêcher l'envahissement du pays par la foule des vagabonds et des gens sans aveu chassés des pays étrangers.
') Cf. SiNCERUS. Op. cit., p. 172—192,
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Ici finit:" l'ère des persécutions légales". La question était du reste entrée, depuis quelque temps déjà, dans une nouvelle phase qui fait l'objet du prochain chapitre.
ibu8"^dê^radmi- Avant de l'aborder, il est nécessaire de dire
nistration. (j^ux uiots sur Ics iunommljrables abus dont, au dire de Sincerus, les Juifs seraient victimes en Roumanie.
La plupart des faits cités par lui sont rapportés sur la foi des journaux juifs de Bucarest ou sur celle des feuilles de l'opposition. Ces deux sources sont toutes les deux plus que suspectes. Nous avons constaté que Sincerus lui-même exagère toujours et passe volontiers à côté de la vérité quand il croit avantageux pour sa cause de procéder de la sorte : on s'imagine aisément ce dont sont capables sous ce rapport les rédactions des petites feuilles juives de Bucarest. Quant à la presse d'opposition roumaine, elle est malheureusement, aussitôt quelle se trouve en opposition, assez dénuée de scrupules, à quelque parti qu'elle appartienne. Pour être pris au sérieux, les faits cités par Sincerus devraient reposer sur une base plus solide.
Je me garderai toutefois bien de prétendre qu'il n'y a pas d'abus en Roumanie et que notre administration soit parfaite.
„Mais, ce sont là des maux dont la population in- „digène souffre aussi : ce n'est pas en moins d'un „siècle qu'on peut arriver à avoir, à tous les degrés „de l'échelle, une administration absolument irrépro- „cliable; le temps fera son œuvre et les progrès que „la Roumanie a fait dans toutes les directions, dans „un temps relativements si court, sont la garantie de „ceux qu'elle fera dans l'avenir \)."
Du reste, si les Juifs ont parfois à souffrir des abus de l'administration roumaine, c'est beaucoup à eux-mêmes qu'ils doivent s'en prendre.
Les procédés frauduleux et corrupteurs employés par eux pour éluder les lois dans le but d'augmenter leurs gains ont, sans le moindre doute, puissamment contribué à enrayer les progrès de bien des services publics. Je m'étendrai plus longuement sur ce sujet
') J. Lahovary. Op. cit. p. 75.
dans le prochain chapitre. Mais je tiens à relever que depuis quelques années la plupart des brandies du service public donnent des preuves manifestes des immenses progrès qu'elles réalisent chaque jour : il n'y a pas de raison pour croire que l'administration ne les suivra pas aussi dans cette voie.