‹ La route de ChartreChapitre 3 sur 4 · MM» A · texte numérisé non relu

MM» A

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Mous arrivons vers vous du lointain Palaiseau 16 Et des faubourgs d Orsay par Gometz~le~Châtel,

Autrement dit 5aint~Clair; ce n est pas un caste! ; C est un village au bord d une route en biseau.

Nous avons débouché, montant de ce coteau, 5ur le ras de la plaine et sur Gometz~là~Ville Au-dessus de 3aint~Clair; ce n'est pas une ville; C est un village au bord d'une route en plateau.

\9 Nous avons descendu la côte de Limours.

Nous avons rencontré trois ou quatre gendarmes. Ils nous ont regardé, non sans quelques alarmes, Consulter les poteaux aux coins des carrefours.

20 Nous avons pu coucber dans le calme Dourdan.

C est un gros bourg très ricbe et qui sent sa province. 1* iers nous avons longé, regardés comme un prince, Les fossés du cbâteau coupés comme un redan.

Dans la maison amie, hôtesse et frat ernelle On nous a fait coucher dans le lit du garçon. Vingt ans de souvenirs étaient notre échanson. Le pain nous fut coupé d une main maternelle.

21 Nous nous sommes levés ce matin devant l'aube.

Nous nous sommes quittés après les beaux adieux. Le temps s annonçait bien. On nous a dit tant mieux. On nous a fait goûter de quelque boeuf en daube.

- Puisqu il est entendu que le bon pèlerin

Est celui qui boit ferme et tient sa place à table, Et qu'il n'a pas besoin de faire le comptable, Et que c est bien assez de se lever matin.

Le jour était en route et le soleil montait Quand nous avons passé *Sainte~Mesme et les autres, 52 Nous avancions déjà comme deux bons apôtres.

Et la gauche et la droite était ce qui comptait.

Nous sommes remontés par le Gué de Longroy. C en est fait désormais de nos atermoiements, Et de 1 iniquité des dénivellements; Voici la juste plaine et le secret effroi

De nous trouver tout seuls et voici le charroi Et la roue et les bœufs et le joug et la grange, Et la poussière égale et 1 équitable fange Et la détresse égale à 1 égal désarroi.

Nous voici parvenus sur la haute terrasse

Où rien ne cache plus 1 homme de devant Dieu,

Où nul déguisement* ni du temps ni du lieu

Ne pourra nous sauver, Seigneur, de votre chasse

Voici la gerbe immense et 1 immense liasse, Et le grain sous la meule et nos écrasements, Et la grêle javelle et nos renoncements, Et 1 immense horizon que le regard embrasse.

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