T3'pe alourou, d'ai)rés un dessin
cliapper. et comme le fait a lieu indépendamment de la volonté du chef, le sacrifice est considéré comme ayant été fait; au lendemain de la cérémonie, les liommespeuventrevenir,ilsne seront plus inquiétés.
Les têtes sont conservées, et, les jours de grandes fêtes, toutes sont alignées autour de la case du chef, en conservant entre - elles la distance d'environ un pied. Ces têtes sont un signe de la richesse des ascendants dont la famille se glorifie.
Les Bouhanguis croient à une vie future ; aussi le plus souvent ont-ils un certain mépris de la mort. Dans leur esprit, ils pensent revenir plus tard sur terre avec un sort meilleur. Ils disent qu'ils seront
Couteau
d'exécution des chefs OU sorcicrs : ils prétendent même qu'après un
Afourous, d'après , • i i , , -i i •
nature Certain nombre de ces retours sur terre, ils devien-
dront blancs.
Le 29, nous arrivâmes à Bonga, à l'embouchure de la rivière Sanga, où est établie une factorerie de la maison Daumas et C'®. Le bateau de cette maison, la France, était au mouillage. La canonnière le N'Djoué arriva à peu près en même temps que nous, venant de Bangui, où elle avait conduit, on s'en souvient, MM. Brunache et Bobichon, ainsi qu'une partie de mes tirailleurs, et les Pahouins que Vadministration avait mis à ma disposition, et qu'elle avait pris son à passage à Lyranga. Le capitaine delà canonnière me remit une lettre de M. Brunache, dans laquelle celui-ci se plaignait amèrement du manque d'url^anité qu'il avait dû supporter de la part de ce capitaine. Le soir, à un diner qui réuni! tous les blancs présents à Bonga, où jamais encore on n'avait vu tant d'Européens assemblés, nous étions neuf, je ne manquai pas de faire ressortir tout l'agrément qu'il y avait à voyager avec un capitaine aussi aimable que l'était Fig. 30. — couteau <ies Afou-
^w r> 1- XI I .1 rous et sa gaine, d'après na-
M. l'ouplier, et cela alors surtout qu on était turc.