‹ La route fleurieChapitre 25 sur 51 · PAYSAGE · texte numérisé non relu

PAYSAGE

Là-bas, près du torrent, pour les piles d'un pont Les ciseaux des maçons taillent les lourdes pierres A l'éclat sourd de la mine dans les carrières La sonore vigueur de la forge répond.

On est gai. Les passants ont des saluts aux lèvres. On va. De beaux fruits lourds veloutent les pêchers; Et, sur l'escarpement lumineux des rochers, On voit bondir joyeusement les jeunes chèvres.

Le ciel est bleu. La route est claire. Les ruisseaux Mêlent leur chanson fraîche au murmure des brises. Sous les chauds baisers du soleil, les maisons grises Ont oublié l'hiver et ses rudes assauts.

C'est une heure de gloire, et les filles robustes Qui gardent les troupeaux aux flancs des monts dorés Respirent la senteur franche qui vient des prés Et dressent dans le jour la force de leurs bustes.

KN PASSANT 01

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