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LA NUIT CONSOLATRICE

Nuit, glorieuse Nuit, Souveraine étoilée, Bienveillante aux mortels et maternelle aux dieux. Toi vers qui le jardin chante un hymne pieux, Toi qui rouvres la fleur que le jour eût brûlée,

Que ton souffle, amical à la calme vallée, Oh, que ton souffle frais me caresse les yeux, Et qu'il y sèche enfin les pleurs silencieux, Les pleurs vains dont a ri l'ingrate Chariclée.

O Nuit propice en qui se perdent les sanglots,

Sois attentive et douce à ma prière ; clos

Mes paupières pour que mon lourd chagrin s'allège.

Donne-moi le repos charmeur que tu promets, Que sur mon front descende unbeau songe, et puissé-je De l'amoureux sommeil ne m'éveiller jamais.

intkhmkim: PASTORAL 138

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