LA NUIT HEUREUSE
Une flûte murmure au fond du bois ombreux,
Un chant fluide lui répond ; et le Satyre
Rit doucement à la Naïade qu'il attire,
Et voici que les fleurs du soir s'ouvrent pour eux,
La brise molle joue en le feuillage heureux;
Par les mousses'de longs rayons bleus viennent luire,
Et, tandis que s'éveille, invisible, une lyre,
Le bois s'égaie aux bonds des faons aventureux.
O Nuit... La paix du ciel est brillante et sereine. L'ombre est tiède. Le tronc tendre encore d un frêne Cache une Dryade rêveuse qui guettait.
Des parfums glorieux charment le bois stellairc,
La fontaine frissonne et la flûte se tait,
Et des soupirs de joie animent Y ombre claire.