‹ La route fleurieChapitre 44 sur 51 · LA NUIT HEUREUSE · texte numérisé non relu

LA NUIT HEUREUSE

Une flûte murmure au fond du bois ombreux,

Un chant fluide lui répond ; et le Satyre

Rit doucement à la Naïade qu'il attire,

Et voici que les fleurs du soir s'ouvrent pour eux,

La brise molle joue en le feuillage heureux;

Par les mousses'de longs rayons bleus viennent luire,

Et, tandis que s'éveille, invisible, une lyre,

Le bois s'égaie aux bonds des faons aventureux.

O Nuit... La paix du ciel est brillante et sereine. L'ombre est tiède. Le tronc tendre encore d un frêne Cache une Dryade rêveuse qui guettait.

Des parfums glorieux charment le bois stellairc,

La fontaine frissonne et la flûte se tait,

Et des soupirs de joie animent Y ombre claire.

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