L'AMANTE DÉSOLÉE
O pauvre bien-aimé, je pleure et je gémis. Aphrodite n'éclaire plus Faube céleste Et par les prés et par les bois que je déteste Les fleurs et les oiseaux sont toujours endormis.
Oh, les farouches Dieux nous furent ennemis, L'heure où tu succombas au poids plombé du ceste. Tes chers yeux ne voient plus le doux ciel, et ton geste Ne guida point la fiancée au seuil promis.
Dans l'Hadès monotone, où blêmit l'asphodèle,
Une ombre vague plaint une plainte fidèle,
Et c'est ton ombre, ô pâle adoré qui m'attends.
Et moi, la robe<léchiréeet sans parure,
J'ai perdu les chansons heureuses du printemps,
Et pour toi j'ai coupé ma blonde chevelure.