‹ La route fleurieChapitre 49 sur 51 · LE FROID · texte numérisé non relu

LE FROID

Nulle flûte, et même qui sanglote, n'éveille L'écho dans le jardin, le bois ou le verger ; Et l'hiver, dur au Satyre comme au berger, A séché la prairie et défeuillé la treille.

Le froid, noir meurtrier de l'aurore vermeille, Le froid qui vente et crie est venu saccager Les fleurs, les blondes fleurs à l'arôme léger Dont Korè la joyeuse emplissait sa corbeille.

m LA ROUTE FLEURIE

Parles chemins personne, et, seul au carrefour, Un Hermès pluvieux qui pleure nuit et jour Semble grelotter dans le marbre de sa gaine.

Et, soupir où meurent les chansons et les voix, Un long gémissement s'alanguitet se traîne Du jardin au verger et du verger au bois.

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