‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 38 sur 59 · LEA · texte numérisé non relu

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qu'il est bien préférable de faire du miel extrait. Avec trois colonies d'abeilles et un extracteur, dans un pays «le production ordinaire, on peut compter sur 150 à 200 livres de miel en moyenne chaque année.

Pour obtenir La plus grande quantité possible de miel extrait, lu colonie ne doit jamais ma nquer de rayons vides.

Aussitôt que les rayons d'une des boîtes sont à peu près aux trois quarts pleins, l'on met une autre boîte sous la pre nière et quelquefois une troisième sous cette seconde, sans attendre que le miel soit cacheté ; mais l'on ne sort jamais les boîtes, pour extraire le miel, avant que la récolte soit terminée, car il est préférable que le miel soit absolument môûr.

Le miel est mûri ou évaporé par les courants d'air que les abeilles produisent par leurs battements d'ailes et par la grande chaleur qui résulte de cet exercice A mesure que le miel est évnporé il diminue de volume, et tout celui qu'elles apportent journellement, qui est plus ou moins aqueux, est placé dans des cellules en partie remplies de miel déjà évaporé. C'est pour cette raison que le miel qui n'est pas encore opereulé, quand la récolte est terminée, est aussi mûr et quelquefois plus mûr que celui qui a été operculé durant [a récolte. En effet, quand le nectar «st abondant les abeilles ferment souvent les cellules trop tôt et le miel qui y est enfermé peut fermenter plus tard et fendre les opercules,

Certains apiculteurs extraient le miel à mesure qu'il est récol'é pur les abeilles et le mûrissent après, en l'exposant à la chaleur dans des vaisseaux ouverts. Nous ne conseillons pas d'adopter cette méthode et préférons attendre pour récolter tout le miel de la récolte en une seule fois. C’est moins dispendieux, car avec le premier système un homme peut soigner cinq ou six ruchers durant le temps de la récolte et extraire à loisir après, en se faisant aider ‘Par les . premiers ouvriers venus, Le miel devant entrer en concurrence, pour

son prix, avec des sucreries 0e peu de valeur, lu question d'économie doit entrer en Egne de compte duns sa prodnetion.

“ Celui à qui la production coûtera le plus cher échouera, tandis que celui qui produira avec moins de dépenses réussira ” (J. HEDDON.)

Comme certaines colonies ne commencent à travaiiler que tardivement dans les boîtes de surplus et paraissent ne pas pouvoir remplir tout l’espace qu'on leur a donné, on peut échanger quelques-uns de leurs rayons vides avec d’autres pris à des rüches qui manquent de place, ce qui égnlisera leur surplus. Cette opération peut se faire, en temps de récolte, sans déranger les abeïll:s qui sont sur ces rayons.

Cette égalisation de rnyons vides, dans les boîtes de surplus des différentes colonies, faite vers la fin de lu récolte, économisera du temps, lors le l'extraction, parce que les boîtes de surplus seront plus également remplies. En outre, si on donne quelques rayons de miel à une colonie qui n’a pas encore travaillé dans les boîtes de surplus, cela l'excite à y monter et stimule son énergie.

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