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L'HIVERNEMENT EN PLEIN AIR

L'hivernement en plein air n'est pas recommanduable sous notr> climat où des froids rigoureux et de grau 'es variations de température se font sentir pendant l'hiver, Il ne faut jamais perdre de vue que pour que les abeilles hivernent bien la température doit rester aussi constante que possible dans les 40%. Or, à moins de prendre de grandes précautions, il est impossible d'obtenir ce résultat en plein air,

Cependant comme certains apiculteurs ont fait l'essai de ce système soit parce qu'ils n'avaient pas de caves, soit parce qu'ils voulaient se livrer à des expériences, nous allous exposer ici ce que nous voyons de mieux à faire, tout en

répétant qu'il ne faut avoir recours à l'hivernage en plein air qu'en cas d'impos-ibilité de faire autrement.

Quanl les ruches n'ont qu'une épaisseur de planches tout autour, on doit avoir grand soin de les abriter des vents pénétrants, qui épuiseraient la chaleur vitale de leurs habitants; car, semblables aux humains, s'ils sont à l'abri du vent, supportent une Lusse température beaucoup mieux qu'un courant d'air moins froid.

Dans quelques pays de l'ouest des Etats-Unis, où le vent du nord fait beaucoup souffrir les abeilles, on protège les ruches en hiver avec des boîtes de paille pour les défendres contre le froid ou l'humidité, Les feuilles sèches et toutes espèces d'herbes sèches conviennent bien aussi. La neige ellemême peut servir, pourvu que les dégels et gelées successifs n'enpêchent pas lu ventilation. On doit, dès la probubilité

de l'arrivée d'un jour chaud, dégarnir l'entrée de la neige qui l’obstrue.

Pour mieux protéger les abeilles hivernées en plein air contre les influences de la température, on a inventé des ruches à parois doubles, entre lesquelles on place de: matières mauvaises conductrices de la chaleur. Elles sont généralement des moliti:ations de la ruche Langatroth à doubles parois.

Après avoir essayé ce système on na reconnu que ces ruchées trop lourdes sont difficiles À manier, surtout si elles contiennent dix ou onze cadres Quinby, ou leur équivalent en cadres Langstroth. Pour obtenir les avantages des ruches à doubic: narois sans leurs inconvénients, en employant des ruch. à simple paroi, des apiculteurs ont imaginé de se servir de boîtes, dont on recouvre les colonies durant l'hiver et qu'on enlève au printemps. On remplit l'intervalle entre la ruche et la boîte du matières peu serrées feuilles d'arbres sèches, ce qui procure la meilleure protection (fig. 75). On remarquera que ces boîtes sont faciles à déclouer et à empiler sous quelque abri quand on ne s'en sert

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pas. Elles ont un inconvénient cependant, c'est qu'en ne peut guère les empêcher d'être un refuge pour les souris, les insectes, etc.

Si les colonies sont populeuses et bien «pprovisionnées si elles ont des matières ubsorbantes au-dessus de leurs rayons, un passage facile de rayon à rayon, du miel mür un ubri contre les vents froids, elles réunissent toutes Les conditions nécessaires pour passer l'hiver en plein air.

Fig. 75.

RUCHE MUNIE DE SA BOITE D'HIVERNAGE, Une paroi de la boîte a été enlevée pour laisser voir la ruche à l'intérieur.

Au lieu de mettre une double boîte sur chaque ruche, on a aussi pratiqué le système de réunir les ruches 4 par 4 en les pluçunt dos à dos, deux regardant l'est et les deux antres l'ouest. Par ce procédé l'on diminue considérablement le nombre des double boîtes.

Il faut assurer une bonne ventilation et pour atteindre ce but, l'on place de petites pièces de bois de 3 pouces à l'avant et de 3} pouces à l'arrière entre chaque ruche et son plateau.

est

Tout en protégeant l'entrée contre la neige et ln pluie par un petit pont en bois, il faut avoir soin d'assurer le passage de l'eau, de mâine qu'en haut, il est bon de soulever À l’aide d'un petit morceau de bois une corne du paillasson qui recouvre la ruche.

L'on a aussi employé pour empêcher les souris de pénétrer dans l'intérieur de la ruche ou de la double boîte, de petits tils de fer piqués de distance en distance devant les prises d'air et n: laissant entre eux que juste assez d'espace pour perinettre aux absilles de passer.

Encore une fois pour la province de Québec, l'hivernage en plein air qui a pu réussir à quelques particuliers ne nous parait nullement recommandable,

Fig. 76.—-Transport des ruches HIVERNAGE EX CAVE

C'est assurément le plus propice pour nos climats rigoureux, car dans une cave bien +èche, 1l est toujours plus facile de maintenir une température constante, qui assure

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