‹ La ruche canadienne [microforme]Chapitre 6 sur 59 · DURÉE DE LA VIE DES OUVRIÈRES · texte numérisé non relu

DURÉE DE LA VIE DES OUVRIÈRES

Leur vie est Courte

sa durée dépendant intempéries et dl

beaucoup des es accidents auxquel elles sont exposies dans leurs courses. Celles qui na'ssent au

Printemps et au com- Mmencement de l'été, nvant |

a plus grande part du travail de

la récolte à faire, no ç mblent pes vivre |

lus de trente-cinq jours en Moyenne, tandis que celles Ui ont à é l |

été élevées à In tin de l'été ct

1 ComMencement de | repos de Thiver une Partie de grand âge. !] oct certain, un oiseau d'été

automne, passant au lour temps, atteignent nn plus écrit un Aunateur, que l'abeille est et qu'aucune, excepté la reine, ne une année entière. Si on donne dans | reine italienne à une

peut vivre a Sai<on du travail une *, trois mois après il ne Commune dans ln ruche. Or,

Co'onie Commun:

restera plus une seule abeille Comme Ja reine Commune enle

vée à huissé des œufs auxquels il faudra vingt-et-un

jours pour devenir insectes parfaits, il est évident que toutes les abeilles sont mortes de fatigue ou d'accident dans les 70 jours restants, ce

qui donne une moyenne de 35 jours durant ]

4 saison de travail.

La perte journalière d'abeilles d'un essaim logé en ruche vide s'élève, d'après notre Calcul, à environ trois et quatre Pour cent du nombre des abeilles. Si nous supposons que l'essaim possédait 35,000 abeilles que ad il a été récolté, comme toutes seront mortes au bont d'environ 70 jours, ja moyenne des décès s'élèvera à 500 abeilles par jour ; mais, suivant nos

is

ca'culs, le nombre des mortes s'élèvera à environ 1,139 le Premier jour, 1,100 le second, 1.075 le troisié, ,ete., le chiffre des décès diminuant en raison du nombre d'abeilles vivantes. D'après cela, en dix ours, ln perte d'abeitles s'élévern à 9,500, en Vingt jours à 17,500, en un mois à 24000 et ninsi de suite de sorte qu'il ne restera plus que 500 vieilles nu bout de deux mois Naturellement Ia mortalité ne présentera pas la régularité de nos culeuls, elle variera comme ses causes : vents, pluies, orage, poussière, froil, ete. Il ressort de ce, calculs que l'essnim sera réduit à 17,009 abeilles ‘nd le premier œuf pondu sera devenu abeille et à environ 10,00 quand cette nbeille sera d'âge à buttiner, Ces faits expliquent Comment une colonie sans reine et gnne couvain est si tôt dépleuplée. (Padant.)

Ine faut pas confondre ln durée de La ie les ouvriéres avec la durée de In colonie, On en que les abeil'es peuvent occuper liiméme habitation pendant ungrandno ubred'années, L'on voit les ruchies en bon état le santé pendant plus de vingt anx.

Des niles déchirées et en haillons et un corps brillant faute de poils, au iien de cheveux uris et de rides, sont les sines de vicillesse chez l'abeille et font prévoir que le tenps de son activité sera bientôt écoulé. Les abeilles paraissent mourir soudainement ct dépensent souvent leurs ‘derniers jours et même leurs dernières h ‘ures au travail,

[ y à quelque chose de cruel dans les mœurs des abeilles, Aussitôt qu'une d'entre elles devient, Par Une cause quelconque incapable de travailler, si elle ne meurt pas dans ses efforts pour aller aux champs, ses Compagnes ln traînent sans pitié hors de la ruche, leur amour embrassant toute lu famille et ne se divisant pas sur un seul individu. Cependart a l'une d’elle appelle à l'aide, des milliers d'autres son 3 à la venger.

Les mâl:- oxistent dans un ruchée normale ‘qu'a

ternps des essais ct dos gran d'autres Cpoques est, ln reine est défve

travaillent,

es réroltes et leur ü quelques exceptions tueuse où absente.

mais four Présence

présence À prés, l'indice que [xs ne butinent ni ne en certain Poque des cssnims pour la fécondation qui a lieu trés haut dans lus airs. N'il est d'une nistrition d'en restreindre l'éleva se, Did à couvain In majeure partie des l Lerecanx et

nombre est nécessnire à l'é des reines bonne adini.

CN SUpprimant dans le

cellules qui leur servent qui sont facilement r

econnaissables à lenre Riiuiles limensions, nous ne croyons pas qu'il faille chercher à les enlever complè

tement, Du reste, dans toutes les grandes cellules ont été su} réussissent à en inte

Une ruche où primées, les abeilles rcaler «à et là et, dans leurs efforts pour en obtenir à tout prix, elles endommagent souve FaYons. Les mâles s nt pot la grande récolte cesse et riture, soit Par suite de:

endurés

nt de beaux ar les ouvritres quand Périssent soit par

irchassés |

manqne de nour- Ÿ Mauvais traitements qu'ils ont

Les colonies qui

se créent de Senelévent toujours

houvelles inère Un Certain nombre, souvent 10 à 15 et davantage, Apres

l'éclosion de la

Première reine. ses sœurs

cadettes sont tuées dans leurs cel-

lules par elle où p

ar les ouvrières, à que la colonie ne soit en

proie au besoin d'essaimer :

reines na Pour cons

Fig. 4.

Alve Us de MHetres, HIOoIns

alors équence la sortie le jeunes reines En eet, Cas tout à fait exceptionnels, simultanément dans une

l'éclosion de nouvelle

d’essaims ACCOMpaynés « sauf des

deux reines ne Peuvent exister

ruche, l'une des deux et tuée

par l'autre on par les ouvrières, (Hig 4), Vorr CHAP, II

Les ouvrières, constituent la Population de la colonie, et sont les plus petites,

Les mâles sont sensiblement

plus gros que les ouvrières et leur tête de forme currée est munie de gros yeux; le bruit qu'ils font en volant suffirait à les faire reccnnaitre. La reine ressemble davantage à l'ouvrière qu'au mâle, mais son abdowen, ou purtie postérieure formée d'anneaux, est beaucoup plus développé, plus allongé et dépasse scusiblement les ailes, Son corselet est aussi plus gros; ses pattes de derrière ont une couleur rouge-brun qui sert encore à la distinguer. Les reines varient de couleur dans la même race ; bien que généralement leur abdomen soit moins foncé que celui des ouvrières, ce n'est pas toujours le cas: duns la race italienne, il est le plus souvent d'une nuance plus claire, ce qui est d'un grand secours lersqu'on cherche une mère au milieu de ses Compagnes.

Les mâles n'ont pas d'aiguillon et les reines ne se servent

pas du leur contre l'homme,

Rayons. — Les abeilles gnrnissent leur habitation de rayons servant à la fois de magasins pour le miel et le pollen et de berceaux pour le souvain, Les rayons se Composeut soit de cellules dites petites, servant indiftéremment pour le miel, le pollen et le couvain d'ouvritres, soit de cællutes plus grundes servant pour couvain de mâles Livrées à elles-mêmes, les abeilles qui ont à meubler leur demeure ne construisent d'abord que de petites cellules ; puis, lorsque ces bâtisses ont de 34 à 42,000 petites cellules L elles entieprennent la construction de grandes cellules. Une colonie déjà pourvue «le rayons à petites cellules et même de rayons à grandes cellules à une tendance marquée à ne plus éditier que de grandes cellules, dont ln construction va plus vite, Une colonie orpheline ne construit que de grandes cellules ; d'autre part, une colonie avant à sa tête une jeune reine de l'année a l'instinct de construire de préférence de petites cellules. Ces règles ne sont pus invoriubles et l'apiculteu r,

1 Cette quantité varie selon la saison, la population, la race, ete, aussi nos chiffres ne peuvent.ils être qu'approximatifs,

grâce à l'eniploi de Lu cire gaufrée, dirige les Construction à

volonté,

Les abeilles construisent une troisième espèce de cellules temporaires, destinées à l'élevage des reines et affectant, Comine nous l'avons dit plus haut là forme d'un gland suspen lu au rayon dans une position verticale.

Lorsqu'un raYon Contient À la fois de grandes et petites cellules, les collu'es de raccordement. plus où moins irréculiéres, ne servent guère que pour le miel.

La cire est une sécrétion du corps des abeilles. Elles là produisent surtout en temps de récolte et par une température élevée, 0, Peut, par le nourrissement et en retranchant une partie des rayons de la ruche, leur en faire pro luire à volonté lorsque la température est favorable. Elle apparait

Ur ln partie inférienre de leur abdomen en lamel'es où écailles qu'elles détachont ot mâchont pour les employer

La propolis est une résine qne les abeilles réco'tent Principalement sur les bourgeons des arbres et dont elles se servent pour boncher, mastiquer les fentes et petites cavités de leur h tbitation, con- Soliler leurs rayons, reconvrir les calavres des animaux qui S'introluisent chez elles.

ete. Mélansée à de Ja cire. elle leur sert à Construire à l'entrée de la ruche des travaux léfensifs contre leurs ennemis du dehors.

Elle transportent cette résine, Comme le

Pollen, sur leurs pattes de derrière.

La propolis est done utilisée Comme en luit, vernis et mastie à sreffer: cn l'employait autrefois dans lu médecine populaire,

Le pollen, ou poussière fécondante des fleurs, sert prin- Cipalement À confectionner la nourriture destinée au Couvain.

PC Le

Les abeilles le transportent sur leurs pattes de derrière et l'emmagasinent principalement dans les environs du couvain,

Rayons et cellules diverses. - Les deux tivures suivantes représentent des portions de rayons de grandeur naturelle Danslatio 6 A est une petite cellule & ouvrière, Servant aussi a l'ennmicasinement du lie} vt pollen. En P, on voit une cellule à iäle, servant aussi

1 + Fig. 6. Rayon et cellules diverses pour ie miel, C est une

Cellule de raccord entre les petites et les srandes cellules :

les abeilles n'y mettent que du miel, D est une cellule d'attachement.

Dans la ti. 7 À est une cellule royale dont la jeune reine est sortie récemment; B est une cellule royale cperculée contenant encore la jeunc reine; le trait qui l'entoure indique une manière de découper la cellule pour l’'employer ailleurs. Cet D sont des cellules royales € 0 m iencées,

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