DE LA PONTE DES (ŒUFS
La reine est ln seule f ruche, Pondre est sa seule de cette charge
emelle parfaite existant fonction et elle qu'il n'est pas rare de
dans la s'acquitte si bien
trouver des reines
Fig. 9. Ravon à convain COMpact et en couronne,
Lorsqu'an Printemps, en visitant sex colonies, l'apiculteun trouve dans ses rnches des leJONs avant du convain en ou en couronne serrée. il peut être cert pon leuse,
masse compacte
ain que la mére est bonne
On voit qu'il reste encore dans ce ravon un peu de miel operculé, vers le haut,
poudant 3,500 œufs par jour, pendant des semaines consécutives, durant la bonne suison.* Dans les ruches d'observation, l'on à vu des reines pondre six œufs à la minute. (rig. 9.)
La reine pond en raison de la nourriture qu'elle reçoit des ouvrières et dans les cellules que celles-ci mettent à sa disjosition ; ce sont donc les ouvrières qui règlent la ponte ct elles le font en raison des provisions disponibles, de la force de la population et des circonstances extérieures Si les provisions manquent et qu'il n'y ait rien à espérer au dehors, la ponte se restreint où s'arrête ; ét même, dans les cas de grande disette subite (les abeilles pas plus que l'api- Cu:ceur ne sont infaillibles) ou d'impossibilité d'entretenir une chaleur suflisante, la part du feu est faite : une partie du Couvain existant est sacritiée et jetée hors de la ruche, après que les sues utilisables en ont été extraits. Si, au contraire, les vivres ne manquent pas et que les apports nouveaux soient abondants, les abeilles stimulent ln ponte de la reine en la nourrissant davantage,
La fécondité de la femelle des fourmis b'anches est bien autrement grande, s'élevant à soixante œufs par minute, mais ses «œufs sont simp'ement expulsés de son corps, les ouvrières se chargeant de les placer dans des nourriceries convenables ; tandis que la reine dépose les siens, un À un, dans les cellules préparées pour la circonstance ou les laisse tomber si elle ne trouve pas de cellules vides dans lesquelles elle puisse les déposer. (fig. 10).
Ce nombre de 3,500 à 5,000 œufs, qu'une bonne reine
peut pondre en 2; heures, pourra sembler exagéré AUX aji-
culteurs qui n'ont que de petites ruches [ls demanderont
* M. Pierre Bois à constaté des potes de cinq nulle «œufs et plus (Rerne internationale, tome XNT, p 16).
peut-être comment on à pu se rendre compte d'une telle ponte : rien n'est plus facile lorsque l'on suit avec attention
ue. tte W ts SN
Fig. 10. Oraires et Systeme généra eur de la Reine.
re
le renouvellement de l'essaim et que l'on sait la courte durée de la vie de l'ouvrière.
Des pontes aussi abondantes peuvent être véritiées chaque année dans la plupart des bonnes colonies, pendant le moment de ln ponte, à la condition que la capacité de la ruche permettre à la reine de déployer tonte sa fécondité.
La ponte de la reine est loin d'être égale pendant chaque mois de l’année, C'est à la fin du printemps qu'elle pond le plus et pendant les mois de l'été, avant le moment de la grande récolte et tant qu'elle dure, sa ponte diminue pour cesser à la fin de l'été ; plus tôt ou plus tard suivant la latitude.
L'ÉLEVAGE DES REINES.— DE LA FÉCONDATION DE LA REINE.— CONSTRUCTION DES CELLULES ROYALES.
Nous allons maintenant décrire l'élevage des reines. Quand, dans la belle saison, une colonie devient très populeuse, si ses sheilles se préparent à essaimer, elles construisent un certain nombre de cellules de reines,qui sont généralement placées sur les borls des rayons où ceux-ci ne sont pas attachés aux côtés de la ruche. Ces c:llules ressemblent un peu à des glands; comme ell:s sont trè: épaisses, il entre relativement beaucoup de cire dans leur construction. On les rencontre raremment entières, les abeilles les diminuant à la dimension de la cupule d’un gland aussitôt que la jeune reine en est sortie. Ces cellules, pendant le développement de leurs larves, sont l'objet de beaucoup de soins de la part des abeilles. Il ne se passe presque pis uie seconde sans qu’une ouvrière n'y introduise la tête, et à peine en est-elle sortie qu'une autre y regarde à son tour, soit pour voir si la larve grandit, soit pour augmenter sa provision de nourriture, On compreutra aisément de quelie importance ces cellules
sont pour la Communauté, en les grande att-action. (fig. 11.)
voyant le centre d'une si
Comme il vaut mieux «
ine les jeunes reines ne Pas toutes du mé
soient les cellule
me ñge, S royales ne sont pas
Fragment de couvain,
A gauche, cellule de Reine complete, Dans le bas, a gauche, deux cellules de Reines diminuces, En haut cellules d'ouvricres,
En bas a droite, cellules de mâles.
EE
préparées en même temps. On ne sait pas bien exactement comment les œufs sont dépo.és duns ces cellules. Nous avons pensé que les abeilles transportent des œwufs dans «les cellules de reines et c'est peut-être là leur méthode ordinaire ; Car la haine instinctive de In reine pour ses rivales est telle qu'il semble peu probable qu'elle fasse In moindre action pour se procurer une remplaçante,
L'euf qui est destiné à produire une reine ne diffère aucunement de l'œuf qui doit produire une ouvrière ; Inais les larves de reines reçoivent plus de nourriture q''e les lurves d'ouvrières: en outre ln nourriture donnée aux ouviières
‘ apres trois Jours et durant les derniers Jours de leur dévelop-
pement, est plus commune et fou nie avec plus d'économie.
La laniore particulière dout la larve destinée à faire une reine est traitée la fait arriver à SU maturité presqne un tiers plus tôt que si elle eût été élevée pour devenir une ouvrière, Cependant, comme elle acquiert un plus grand développement où serait porte a Croire que sa Croissance devrait être plus lente
Ses orcaines de reproduction sont complètement développes, à tel point qu'elle pent S'accoupler et devenir mère tres rapidement.
La jeune reine cherche généralement à sortir pour se faire féconder dès le 5ine où le Gme jours après sa naissance eLCommence sa ponte deux où trois jours après l’accouplement Nile temps n'est pas favorable où s'il y a disette de mâles, l'accoupiement et la ponte peuvent être retardés ou ne pas avoir lien. Malgré des exceptions, on peut considérer que, passé les 30 premiers jours, une Jeune reine n'est généralement plus apte à l'accouplement.
La reine recoit du mâle une provision de germes fécondants qui lui sert pour tonte son existence : ces germes sont reçus dans un petit sac, dont l'orifice est sur le passage des «ufs à leur descente des uvaires, et selon que la reine a à
pondre dans une petite où une grande cellule, l'œuf est fécondé ou ne l'est pas. On appelle reines Lbourdonneuses celles qui ne pondent que des œufs mâles ; cela provient soit de ce qu’elles n'ont pas été fécondées, soit de ce que leur provision de germes fécondants est épuisée, D'autres défectuosités dans les organes de la mère ont pour eftet de lui faire pondre une proportion démesurée de mâles. (tig 10).