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CHAPITRE II

MERYCISME IDIOPATHIQUE

Nécessité de décrire un mérycisme idiopathique. —

Importance du terrain. — Description du mérycisme type. — Ses variations. — Influence de la volonté et du psychisme. — Evolution : bénignité

habituelle. Accidents causés par la suppression de

l'affection.

Nous avons dit qu'il nous semblait nécessaire d'admettre jusqu’à nouvel ordre un tel chapitre, puisqu'il existe des observations en nombre relativement considérable qu'on ne peut rattacher valablement à aucune étiologie, et dans lesquelles on ne peut invoquer pour les malades qu’elles concernent ni troubles dyspeptiques ni troubles psychiques. Parmi ces observations, il nous faut signaler tout spécialement celle du Professeur BLANCHART et de CAMBAY qui sont à ce point de vue particulièrement intéressantes.

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Le début de l'affection a toujours lieu dans l’enfance et le malade ne s’en souvient presque jamais. Le plus souvent les parents eux-mêmes ne peuvent donner aucun renseignement utile : ils se sont un jour aperçus que leur fils ruminait et n’ont noté aucun autre détail. Quelquefois, ils rattachent l'affection à une fièvre éruptive, à une coqueluche, à une maladie infectieuse, à une peur, à une chute sur la tête sans qu'on sache au vrai l'importance qu'il convient de donner à ces facteurs.

Si aucune étiologie ne peut être retenue, cependant deux questions méritent d’attirer l’attention celle de l’hérédité et celle du terrain.

L’hérédité est quelquefois des plus nette; cela est rare d’ailleurs dans le mérycisme idiopathique, tandis que c’est extrêmement fréquent, comme nous le verrons, chez les idiots et chez les fous.

Pour le terrain, il faut insister sur le fait que presque tous les malades répondent au tableau des neuro-arthritiques. Ce sont des hommes obèses, pléthoriques, séborrhéiques, qui ont tendance au rhumatisme chronique, aux eczémas, aux accidents cutanés. La goutte, le diabète, l'albuminurie ne sont pas rares (voir notamment les observations de Marcel LABeé et de TurMEL). Le caractère est très souvent difficile avec des colères fréquentes, des crises de neuras: thénie. Dans l'enfance, on a noté des troubles diges-

tifs et des convulsions.

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